L’été en 18 photos

Nous avons un problème technique à la maison. Papa a besoin d’utiliser un émulateur Windows pour travailler sur son ordinateur Mac (pour le travail à contrat qu’il fait le soir). Notre ordinateur n’étant plus suffisamment puissant pour les logiciels d’aujourd’hui, on ne peut faire fonctionner à la fois l’émulateur Windows et le logiciel de photo. C’est pourquoi j’ai du mal à avoir accès aux photos, notre logiciel étant rarement allumé. Mais voilà, hier j’ai pris le temps d’exporter tout plein des photos pour pouvoir vous donner une idée de ce que nous avons fait cet été!

Tout d’abord, on est allés au Québec, mais ça, j’en ai parlé un peu et puis, vous étiez là :-) Je vais donc commencer après. Ti-Loup a fait une semaine de camp de baseball. Ça aurait pu être génial, mais ça a été décevant. Le responsable avait l’air d’un schizophrène en pause de médicaments… Papa ne réussissait pas à obtenir une réponse à une question simple, il était vraiment étrange! En plus, c’était pour les 6 à 12 ans et je pensais qu’ils allaient séparer les enfants par groupes d’âge, mais non. Certains “grands” étaient très tannants et ralentissaient le déroulement pour tout le monde, parfois les “petits” restaient assis sur le banc pendant que les “grands” apprenaient à lancer, bref, c’était mal organisé. Ti-Loup a surtout aimé le vendredi quand ils sont allés voir les Canadians, de Vancouver, équipe mineure associée aux Blue Jays de Toronto. Au début de la partie, il a pu aller sur le terrain courir jusqu’au champ avec un joueur (il porte le T-shirt vert)!

Nous sommes ensuite allés passer une semaine à Kelowna durant laquelle il a fait beaucoup trop chaud, mais nous en avons quand même profité pour faire une petite saucette dans le lac Okanagan!

Les enfants ont aussi eu la chance de jouer avec leur cousin. En fait, c’est le petit-fils de la cousine de la mère de Papa. Ça a l’air loin, mais pour remettre en perspective, c’est le même lien qu’il y aura entre les enfants de Ti-Loup et les enfants de ma filleule.

Il a trois ans et demi et aime beaucoup la lutte entre cousins!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis qui dit Kelowna en juillet dit cueillette de cerises… Un voyage là-bas ne serait pas complet si on n’avait pas la chance de grimper aux échelles pour remplir nos seaux. Au total, en deux séances de cueillette, on a acheté environ 200 lb de cerises, dont on a équeuté et dénoyauté au moins les trois quarts pour les faire congeler ou les déshydrater en vue du long hiver…

 

 

 

 

 

 

De retour de Kelowna, les enfants ont fait une semaine de camp à Science World (Cocotte avec Papa, Ti-Loup tout seul). C’est un camp très bien organisé, axé sur les sciences, bien sûr, mais nous avons encore une fois été très impressionnés. Ils ont tous les deux beaucoup aimé, même si Cocotte n’était pas sûre de vouloir y aller au départ.

Ensuite, Ti-Loup a fait une semaine de camp de Légos. Il a adoré! Vous le voyez ci-dessus avec la catapulte qu’il a construite. Le thème du camp, donné par Bricks4Kids, était la robotique, et ils pouvaient donc fabriquer des modèles comportant des moteurs. Ceux-ci étaient reliés à un logiciel simple et ils pouvaient les programmer pour leur faire faire certaines choses. Encore une fois, un franc succès!

Pour sa fête, Ti-Loup voulait inviter trois amies de l’école, plus son meilleur ami de la Coop. Mais son ami ne parle pas français et ne joue pratiquement jamais avec des filles, alors on a décidé de diviser sa fête. Le jour même, on a mangé un gâteau à la Coop avec tous les enfants (et leurs parents, puisque la réputation des gâteaux à la crème glacée de Papa n’est plus à faire). La fin de semaine suivante, on a amené les trois filles et Ti-Loup jouer au parc et manger une crème glacée à l’île Granville. La première fête a eu plus de succès que la deuxième, puisque les filles ont un peu mis Ti-Loup de côté, mais on a quand même eu bien du plaisir. Voici le gâteau de fête pour la Coop; s’il y a un chien au champ centre, c’est parce que quand Ti-Loup joue au baseball à Kelowna, c’est Sherpa qui sert de voltigeur…

Nous avons dû annuler une fin de semaine de camping pour la fête de Ti-Loup, et l’autre fin de semaine pour plusieurs raisons, dont le fait que Papa devait travailler, qu’il était interdit de faire des feux de camp en raison du temps sec, qu’on devait retourner à Kelowna la fin de semaine suivante et qu’on était tous épuisés. Mais on s’est quand même amusés pour le reste de l’été. On est allés passer un samedi à l’île Granville avec un ami et sa fille, qui est née exactement entre Ti-Loup et Cocotte et avec laquelle ils se sont énormément amusés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes aussi retournés voir les Canadians, et les deux enfants ont pu aller sur le terrain après la partie pour courir sur les buts et saluer les mascottes.

 

Cocotte, qui est une enfant normale, veut aller au baseball pour les hot dogs, les mascottes et la course sur les buts, et passe la partie à grimper sur les bancs et à se plaindre. Ti-Loup, erreur de la nature, regarde la partie avec un intérêt et une attention extrêmement soutenus, en ne détournant pas son regard du terrain (même rendu à onze manches) et en posant question après question. Heureusement que j’ai grandi dans une famille d’amateurs de baseball, alors je peux répondre à ses questions!

On est aussi allés à la PNE, foire agricole/parc d’attractions, et Cocotte était juste assez grande pour aller dans les manèges pour enfants. Nos deux zigotos se sont bien amusés, et nous aussi avons eu bien du plaisir avec nos amis, dont le fils est aussi le meilleur ami de Ti-Loup.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre été s’est terminé, comme je vous l’ai raconté hier, par un dernier voyage à Kelowna où nous avons rencontré tout plein de nouveaux membres de la famille de Papa.

Et maintenant c’est le retour à l’école… Mais je vous en reparle dans un autre billet!

Festival d’été francophone de Vancouver

Samedi dernier, j’ai assisté au grand spectacle du Festival d’été francophone de Vancouver. Il y avait 6 ans que je n’étais pas allée: la dernière fois, j’étais enceinte de Ti-Loup et on avait donc décidé de ne pas faire le voyage sur une île reculée qu’on fait d’habitude chaque année à ce temps-ci de l’année avec la famille de Papa. J’étais allée une ou deux autres fois avant ça, c’est tout. Maintenant qu’on ne fait plus ce voyage (et de toutes façons, l’école n’est pas terminée), je me suis payée la traite. Je ne me souvenais plus à quel point ça fait du bien de se retrouver en “famille”, entourée d’autres personnes assoiffées de culture francophone.

Le spectacle commençait à 19 h. Je suis arrivée seulement 15 minutes à l’avance et nous avons trouvé des places libres en arrière (la scène est montée au milieu d’une rue fermée et des chaises sont placées devant). Dès que Kevin Parent est arrivé sur scène, cependant, les gens se sont levés et se sont précipités devant la scène, dans un espace laissé vide juste pour ça – nous compris. Sauf que les gens assis aux premiers rangs se sont eux aussi avancés… en apportant leurs chaises. Nous nous sommes donc retrouvées debout devant la scène, à côtés d’autres personnes assises. C’était bizarre. En plus, il faisait encore clair et Kevin Parent a fait plusieurs commentaires pendant la soirée sur le fait que c’était bizarre de voir le monde aussi bien: en salle, on éteint les lumières, et en plein air, d’habitude, les spectacles commencent après qu’il ait commencé à faire noir! Il avait l’air un peu déstabilisé.

D’ailleurs, ça a pris du temps avant que le party “lève”. Il faut dire que la moyenne d’âge était probablement de plus de 40 ans et beaucoup de gens ne connaissaient pas vraiment les chansons de Parent. Le public cible du Festival, c’est ceux qui sont ici depuis longtemps et s’ennuient de la culture francophone, alors les “vieux” chanteurs pognent souvent plus. Au prix où sont les billets, ce ne sont pas seulement les vrais amateurs du chanteur qui se déplacent, et ça parraissait beaucoup cette fois-ci. Surtout que Kevin Parent n’est pas particulièrement chaleureux sur scène. Il nous a par contre beaucoup fait vibrer quand il a chanté Le petit roi de Jean-Pierre Ferland, et que tout le monde s’est mis à chanter avec lui – là, on connaissait les paroles! Il a aussi été gentil et chanté mes préférées (La jasette, Seigneur et Boomerang). Son guitariste était vraiment, mais vraiment bon. Bref, j’ai beaucoup aimé, mais j’ai trouvé la foule plate!

Ça s’est animé pour Zachary Richard, par la suite. Je ne connaissais pas beaucoup de ses chansons (il a quand même chanté Au bord de lac Bijou, ma préférée!), mais il a une présence sur scène incroyable! Je pense qu’en trente secondes, il avait gagné la foule. Il nous a fait danser au son des accordéons, de l’harmonica et de la contrebasse, et enfin, l’ambiance dans la foule était dynamique. Son spectacle a duré deux heures!

Au total, donc, trois heures de musique. J’étais au premier rang, accotée à la clôture, au centre de la scène, à peut-être 3 mètres du chanteur. J’aurais pu compter les rides de Zachary Richard – et j’étais bien placée pour me demander à quoi pensait Kevin Parent en montant sur scène vêtu de shorts ayant l’air appropriées pour un gymnase et dont le lacet ressortait à la taille! Et si les billets à l’entrée étaient vendus 30 $, j’ai eu le mien pour 12 $ sur Living Social. Imaginez, 12 $ pour trois heures de musique de Kevin Parent et Zachary Richard! Comme le Festival d’été de Québec, mais sans les files et l’agoraphobie…

J’aurais aimé amener mes enfants, mais ça finissait beaucoup trop tard, rendu à 22 h 30 il y en avait des beaucoup plus grands qui s’emmerdaient et demandaient à leurs parents si c’était enfin l’heure de rentrer. Un jour, peut-être! En attendant, ça m’a juste donné encore plus hâte d’aller au Québec! J’ai hâte de vous voir…

Bon lundi!

Nous avons passé une très belle fin de semaine en famille. Rien d’extraordinaire, mais de beaux moments sympathiques. Dans les dernières semaines, je me trouvais souvent impatiente avec les enfants et je voulais essayer d’améliorer mon attitude. Après tout, même si on le dirait parfois, ils ne font pas exprès pour me pousser à bout! Enfin, Cocotte quand même peut-être un peu, mais c’est vraiment un cas spécial. Mes enfants sont des enfants, et ils agissent comme des enfants, sans réfléchir, sans logique, en refaisant toujours les mêmes comportements désagréables qu’on leur a demandé vingt (mille) fois d’arrêter. C’est souvent difficile à supporter, mais ce sont juste des enfants! J’essaie de me le répéter, et en fin de semaine, je crois que j’ai mieux agi, même s’il y a encore place à l’amélioration!

Samedi matin, nous sommes allés au marché fermier, qui ouvrait pour l’été. Il n’y a pas encore grand-chose de mûr à acheter, mais pour moi, le marché, c’est un véritable symbole de l’été. On y va pratiquement tous les samedis matins durant l’été. On traverse rapidement le marché pour voir ce qu’il y a d’offert, puis Papa rebrousse chemin pour acheter ce qu’on veut pendant que je vais au parc avec les enfants. Samedi, il avait plu alors on a laissé faire le parc, mais on a acheté des fraises et des carottes. Il y a un début à tout! J’ai hâte d’y retourner et de voir comment Cocotte se débrouille au parc, puisque c’est là qu’elle va aller avec la prématernelle dans trois petits mois (je suis en train de remplir les documents d’inscription pour la prématernelle, ça va tellement vite! Mais bon, c’est une autre histoire)…

Samedi après-midi nous sommes allés au Festival des enfants de Vancouver. Nous n’avions pas acheté de billet de spectacle (à 25 $ par adulte et 15 $ à 20 $ pour chaque enfant peu importe l’âge pour un spectacle d’une demi-heure, ça fait un peu cher je trouve!), mais les activités offertes pour le prix d’accès au site de 8 $ m’ont agréablement suprise. Le fait qu’on se soit fait donner des billets gratuits a amélioré encore davantage le rapport qualité-prix, bien sûr, mais honnêtement je crois que ça aurait valu la peine même en payant. Les enfants ont fait plein de bricolages, dont un animal en origami et une marionnette fabriquée à partir d’une chaussette. Ti-Loup en a profité plus que Cocotte, mais même elle a pu participer. Ti-Loup s’est fait maquiller en Spiderman. Il y avait des amuseurs de rue, des petits spectacles aussi drôles pour les adultes que pour les enfants, des accessoires de cirque à essayer, les files n’étaient pas horriblement longues en cet après-midi nuageux et il y avait beaucoup de bénévoles pour aider les enfants. Mon seul bémol : on aurait bien acheté une crème glacée, mais il n’y avait aucune nourriture vendue sur le site, à part de la barbe à papa. Mais pas n’importe quelle barbe à papa : de la barbe à papa biologique! Vraiment, je vous jure. Je ne peux pas m’empêcher de trouver ça un peu ironique : mangez bio pour votre santé en achetant  un “aliment” contenant seulement du sucre. M’enfin….

Dimanche matin, on est allés chez Costco en vélo. Pas une grosse sortie, vous me direz, mais le but était accessoire, la randonnée d’une demi-heure à vélo dans chaque direction sur la piste cyclable qui borde False Creek en valait la peine. Il faisait soleil et maintenant que Ti-Loup arrive à se déplacer à bicyclette sans tomber ni foncer dans personne (du moins en règle générale), nous pouvons vraiment en profiter. Les enfants ont ensuite passé une bonne partie de l’après-midi à jouer dehors avec leurs voisins pendant que je lisais en supervisant d’un oeil ou que je jasais avec d’autres parents. J’apprécie énormément le fait que même quand on n’a rien de prévu, les enfants s’amusent quand même à jouer avec leurs amis dans notre cour. Pas besoin de se donner rendez-vous quelque part, de conduire jusque chez les amis, etc. Ti-Loup a au moins 4 portes auxquelles aller cogner avant de pouvoir déclarer que “personne ne peut jouer avec lui”, alors ça n’arrive que rarement.

Mais j’avais commencé ce billet pour vous raconter qu’on a croisé une amie d’école de Ti-Loup au Festival des enfants; appelons-la Mélanie. J’ai dit bonjour brièvement à ses parents, qui m’ont affirmé à quel point ils entendent souvent parler de Ti-Loup et qu’ils étaient contents de le rencontrer enfin. Je leur ai retourné le compliment. C’est vrai qu’on entend souvent parler de Mélanie, qui travaille à la même table que Ti-Loup. Ce que je n’ai pas dit, ce pendant, c’est que j’en ai plutôt marre d’entendre parler de Mélanie! Parce que ce que j’entends, c’est ça:
- Mélanie, elle sait tout lire.
- Mélanie, elle connait tout.
- Mélanie, elle sait plus de chose que Mme A (l’enseignante).

Je ne sais pas combien de fois j’ai dû expliquer à Ti-Loup que Mélanie sait peut-être tout lire, mais qu’elle ne connaît certainement pas tout, et qu’elle n’en sais sûrement pas plus que Mme A. Quand je lui demand qui dit ça, il répond que c’est Mélanie, bien sûr. Mon fils est très naïf. Si quelqu’un le dit, ça doit nécessairement être vrai! Alors on essaie de lui faire comprendre que les gens ne disent pas toujours la vérité et qu’il ne doit pas toujours croire ce qu’on lui dit. Alors au fond, Mélanie a joué un rôle utile en nous permettant d’apprendre une bonne leçon à Ti-Loup…

Et ne vous en faites pas, je ne suis pas vraiment fâchée contre Mélanie, je dis ça pour rire. Après tout, j’étais sans doute exactement comme elle en maternelle!

 

Retour des vacances.

J’ai beau avoir travaillé trois jours la semaine dernière, c’est aujourd’hui le vrai retour des vacances. Ti-Loup retourne à l’école (il avait très hâte vu qu’il n’a pas arrêté de chiâler qu’il aime juste aller à l’école pendant toutes les vacances et s’est fâché contre moi parce que je n’ai pas organisé de rencontre avec son amoureuse). Et pour notre dernière fin de semaine, nous avons décidé d’aller à la montagne samedi (photos à suivre).

On pensait aller faire de la raquette, mais on est arrivés trop tard et on était stationnés si loin qu’il nous aurait fallu une demi-heure de marche pour atteindre le début du sentier. On a donc changé nos plans et on a simplement joué dans la neige sur le talus qui borde la route où nous étions stationnés. D’où on était, au bas de la pente, on ne voyait pas les voitures stationnées ni la route. On était dans la forêt. Papa a tapé une glissade de neige sur le talus et on s’en est donné à coeur joie, sur les fesses (Papa et moi étions en pantalons imperméables plutôt qu’en pantalons de neige, c’est fou comme ça glisse vite!). Même Cocotte n’a pas cessé d’en redemander tellement elle s’amusait à glisser, et ce malgré la neige dans le visage et les culbutes.

Je m’ennuie de la neige. C’est une des choses qui me manquent le plus de ma vie au Québec (loin derrière ma famille, mes amis et la vie en français, mais bon, c’est quand même là). Les Québécois installés ici, pour la plupart, sont contents de s’être débarrassés de la neige et des tempêtes. Pas besoin de pelleter, et s’ils veulent jouer dans la neige, la montagne est à 30 minutes de voiture. C’est vrai, et c’est assez impressionnant quant on passe du niveau de la mer à la pluie battante pour monter dans la montagne et que, tout à coup, la pluie se transforme en neige. Mais ce n’est pas comme avoir la neige à la maison.

C’est sûr que je n’ai jamais eu d’auto au Québec. Je suis partie jeune adulte, je n’avais jamais eu de maison, donc rien à pelleter. Mais j’ai dû attendre l’autobus dans les bancs de neige et je me souviens bien de la douleur des extrémités qui dégèlent après avoir passé trop de temps dehors. Mais je me souviens surtout du plaisir de la neige quand j’étais enfant et je trouve ça vraiment triste de ne pas pouvoir faire vivre ça à mes enfants. Les matins de tempête quand on apprend qu’il n’y a pas d’école, ouvrir la porte de peine et de misère parce que la neige s’est accumulée devant, puis sauter dans le banc de neige, emmitouflés des pieds à la tête avec un foulard enroulé sur le front et les joues qui ne laisse dépasser que les yeux. Creuser des tunnels dans la neige. Se jeter en bas des bancs de neige avec ses amis. Rentrer les pieds gelés pour regarder Passe-Partout (comme le disent si bien les Cowboys fringants). Ou pour boire quelque chose de chaud.

Ça me manque, mais samedi au moins j’ai pu jouer dans la neige avec mes enfants. Un piètre remplacement, mais mieux que rien. J’ai montré à Ti-Loup à faire un ange dans la neige. Ça ma tellement ramenée en arrière que j’avais presque envie de pleurer. Et de voir Cocotte qui avait du mal à marcher avec sa grosse salopette de neige et ses bottes… Mais bon, ici, pas besoin d’un gros foulard, il faisait à peine un ou deux degrés sous zéro. Les enfants avaient quand même les joues rouges et les yeux brillants, et on a ri, on a ri!

Maintenant, je suis prête à retourner au travail. Ce qui m’inquiète, cependant, c’est que j’ai l’impression que c’est hier qu’on était allés faire de la raquette la dernière fois. Pourtant, tout un été a passé depuis. Et l’automne. Le temps passe si vite que je ne le vois pas passer. Noël est déjà derrière nous, un autre. Je me souviens de la première glissade de Ti-Loup sur la plage près de chez nous. Maintenant c’est le tour de Cocotte. Chaque fois qu’on vit une nouvelle expérience avec elle, ça me rappelle que mon bébé grandit et que bientôt mes enfants vont devenir grands. Raison de plus pour en profiter pendant que ça passe!

“La meilleure façon de se préparer un beau passé pour l’avenir, c’est de vivre pleinement le présent” Robert Jasmin, Le temps d’Alexandre

Je me souviens

Voici la pancarte qu'à fabriquée Ti-Loup après avoir vu une dame portant une pancarte semblable au défilé du Jour du Souvenir à Ottawa. C'est, en effet, ce que nous avons regardé en nous levant avant d'aller au défilé de Vancouver. Nous avons marché une grosse demi-heure pour nous rendre là ou avait lieu la cérémonie, nous avons assisté à la minute de silence, à la salve d'honneur, au survol par des avions militaires d'ici. Puis nous nous sommes placés sur le trajet du défilé, et avant même que ça commence, trois personnes avaient demandé à Ti-Loup de le prendre en photo. Malheureusement, il a rapidement abandonné la pancarte et nous n'avons pas pris de photo. Si vous vous posez la question, il a bien écrit les mots tout seul, mais j'ai repassé sur ses traits avec un feutre noir.

Il faisait un temps misérable aujourd'hui, trois degrés quand on est partis, nuageux, venteux, puis la pluie s'est mise de la partie. Cocotte a eu froid aux mains parce qu'elle refuse de porter des mitaines. Mais au bout du compte, on ne se sentait pas particulièrement glorieux par comparaison aux soldats. Nous, on portait des manteaux d'hiver et après le défilé, on est allés boire un chocolat chaud. Les Highlanders étaient en kilts avec des bas aux genoux! Et que dire de l'ancien combattant de la Deuxième Guerre mondiale qui marchait le dos courbé, appuyé sur sa canne, en tremblant de tout son corps sous l'effort. Il était sûrement au moins quadragénaire, probablement plus vieux encore, et il ne portait qu'un manteau de laine. Et que dire des conditions qu'ils ont connues dans les tranchées de France, lors du débarquement de Normandie et même en Afghanistan!

Je suis plutôt pacifiste. Je ne peux pas m'imaginer obligée d'aller faire la guerre, un mal à éviter. Mais pas à n'importe quel prix. On ne peut pas toujours l'éviter. Et je suis bien contente que certains aient le courage d'aller au front, parce que ce n'est sûrement pas mon cas! Si je ne pense pas très souvent à eux dans ma vie quotidienne, aujourd'hui, je remercie mille fois les militaires canadiens. Parce que c'est grâce à eux si nous avons la vie que nous menons. Et parce que si je ne suis pas toujours d'accord avec ce que notre gouvernement fait de nos soldats, ces derniers ne le sont pas toujours non plus, et pourtant, ils obéissent aux ordres et risquent leur vie pour nous.

Merci!

P.S. Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi à Ottawa ils ne sont pas fichus de trouver quelqu'un de bilingue pour les discours? Oui c'est bien qu'ils fassent un petit bout en français, mais quand c'est tellement mal prononcé que même Ti-Loup ne comprend pas, il me semble que ça perd un peu d'intérêt, non? Des aumôniers, dans les Forces canadiennes, il y en a plein qui parlent français… Forcez-vous n peu bon sang!

 

Encore des photos

Je n’en affiche pas souvent, alors je vais en profiter pendant que j’en ai. Il y a quelques semaines, nous sommes allés à Horseshoe Bay chez des amis. C’étaient les célébrations du 100e anniversaire de la ville et pour l’occasion, toutes sortes d’activités étaient organisées. Les pompiers sont venus à la fête avec un camion, pour faire du “PR”, comme ils disent en anglais… Les enfants pouvaient monter dans le camion. Ti-Loup a toujours refusé d’y monter avant, il était trop gêné, mais cette fois-ci Papa a décidé d’y amener Cocotte (parce qu’il voulait voir l’intérieur du camion) et Ti-Loup s’est senti en reste alors il est finalement monté à bord. Les pompiers ont expliqué à quoi sert tout l’équipement, ils étaient vraiment gentil et ça a été un beau moment.

Autre activité organisée: les enfants pouvaient pêcher dans la baie. Il y avait des bâtons avec du fil à pêche en guise de canne à pêche, des moules (prises à même le quai) comme appât, et ça mordait, vous n’avez pas idée! Bien sûr, ce n’étaient que de tous petits poissons que nous avons dû ensuite remettre à l’eau, mais Ti-Loup et Cocotte en ont pêché chacun un et ils étaient extrêmement contents!

 

 

 

On a fini la journée à la crèmerie pour une bonne crème glacée. Je crois que c’était la première fois que Cocotte avait son propre cornet à elle toute seule… Elle n’a pas encore tout à fait maîtrisé la technique, mais elle a certainement l’enthousiasme!

 

Photos (en retard)

Voici quelques photos prises durant la fin de semaine de Pâques…

Les enfants nourrissent des oiseaux

Les enfants nourrissent des oiseaux

Un canard mange dans la main de Ti-Loup, surpris que ça ait finalement fonctionné

Cocotte n'a pas la patience de se faire manger dans la main...

 

Cocotte au parc qui profite des joies du sable

 

Joyeuses Pâques (en retard)

Nous avions de la visite toute la fin de semaine, ce qui fait que mon congé n’en a pas été un, loin de là. Mais malgré les nombreuses frustrations associées à la présence de trois adultes de plus dans notre petit appartement pendant quatre jours, nous avons quand même réussi à offrir aux enfants une fin de semaine mémorable et à nous amuser en même temps.

Vendredi, nous sommes allés faire de la raquette au mont Seymour. Nous sommes malheureusement tombés sur la moins belle journée de la fin de semaine, et avec les nuages, en montagne, il faisait -4. Alors que Cocotte avait beaucoup aimé les autres randonnées en raquette que nous avons faites cette année (même si elle est toujours surprise de découvrir que la neige, quand on y touche, c’est froid), cette fois, elle a eu froid et s’est mise à se plaindre à peu près au point où nous rebroussons habituellement chemin. Après avoir constaté qu’en effet, ses mains étaient glacées, Papa est donc rentré au pas de course pendant que je restais derrière à encourager Ti-Loup, qui à ce stade-ci de la randonnée affirme toujours avoir mal aux jambes et demande à être porté (me semble, oui!). Quand on a rejoint Papa pour manger notre dîner dans la cafétéria, je me suis rendu compte que j’avais oublié d’apporter les craquelins qu’on devait manger avec le fromage (geese an cackeu, comme dit ma fille). On a donc mangé du fromage tout seul.

La sortie n’a donc pas été parfaite, mais je suis quand même heureuse d’être retournée à la montagne une dernière fois. Je soupçonne en effet qu’on n’y retournera pas cette année. Même s’il y avait des tonnes de neige, ça devrait commencer à fondre rapidement puisque nous avons eu des températures très printanières les trois jours suivants. C’est toujours agréable de sortir de la ville et de respirer un peu d’air pur. Et puis je m’ennuie toujours autant de la neige! Le soleil est sorti en après-midi, ce qui a permis à Ti-Loup d’aller jouer dehors avec ses amis, et le soir je suis allée au cinéma avec une collègue qui voulait absolument voir Hunger Games et cherchait quelqu’un pour l’accompagner. Deux films depuis le début de l’année, c’est un record!

Samedi nous sommes allés au refuge d’oiseaux migrateurs Reifel; c’était la première fois pour Cocotte. Nous avons beaucoup aimé notre sortie et les deux enfants ont pu nourrir des canards et des oies à profusion. Quatre sacs de graines plus tard, Cocotte s’est fait mordre par une bernache du Canada; heureusement ça ne lui a pas vraiment fait mal, mais ça lui a donné quelque chose à raconter (goose bite ouch!). La journée était magnifique, et cette fois-ci, nous avions apporté les craquelins.

Dimanche, après toute cette excitation, nous sommes simplement allés au parc avec les enfants. Nous devions aller souper chez des amis de la famille de Papa, mais celui-ci ne se sentait pas bien et nous avons donc annulé. Entre les préparatifs du souper, la sortie du matin et l’état de Papa, nous n’avons pas fait la chasse aux oeufs que nous avions prévue, mais ce n’était que partie remise.

Lundi, après le déjeuner, Papa est allé cacher les oeufs sur notre patio. Rien de bien difficile à trouver, évidemment, le patio doit faire 10 pieds sur 6. Mais j’ai averti Ti-Loup qu’il allait y avoir une grosse surprise pour lui et une autre pour Cocotte, et que les oeufs seraient pour tout le monde et qu’il devait laisser Cocotte en trouver. Celle-ci a vite compris le but de la chose, mais elle n’avait absolument aucun intérêt à mettre les oeufs dans son sac: elle voulait les déballer et les manger immédiatement. Elle a passé le reste de la journée à répéter “More chocolate”, et elle le disait encore ce matin. Seulement 19 mois et déjà dépendante du chocolat! Bon, mettons qu’elle a de qui tenir…

Les enfants ont reçu un livre et un lapin en peluche de leurs grands-parents. Malheureusement, il n’était pas précisé ce qui était pour qui. Cocotte a décidé que le lapin était pour elle. Ti-Loup aurait bien voulu dormir avec, mais comme Cocotte était collé dessus depuis qu’il a été déballé (faut dire qu’il est particulièrement doux et très mignon), je n’avais pas envie d’affronter la colère de la bête. Heureusement, Ti-Loup est plutôt raisonnable et j’ai facilement pu le convaincre de laisser son tour à sa soeur, mais j’ai bien peur qu’elle n’accepte pas de donner un tour à son frère ce soir! Cocotte dit autant “lapin” que “rabbit”, et quand Papa lui a demandé comment s’appelait son lapin, elle a déclaré “baby rabbit”.

Après la chasse aux oeufs et le cadeau, les enfants ont fait des biscuits au pain d’épice (mes beaux-parents avaient apporté un restant de pâte à biscuits je ne sais pas trop pourquoi), ou plutôt ils ont découpé des formes dans la pâte avec des emporte-pièces. Il y avait tellement de desserts chez nous (crème glacée maison, meringues, biscuits au pain d’épices) qu’ils n’ont pas encore touché à leur chocolat de Pâques.

Je vais essayer de trouver des photos puisqu’on en a pris pas mal, mais elles n’ont pas encore été triées.

Et vous, vous avez passé une belle fin de semaine?

Monsieur Lazhar

Je suis allée au cinéma en fin de semaine. Oui oui, vous avez bien lu. Ça faisait tellement longtemps que je n’y étais pas allée que je ne me souviens plus c’était quand la dernière fois. Je crois que c’était avec mon amie Mireille quand elle est venue me visiter (c’était il y a 2 ou 3 ans?). Enfin, c’étaient les Rendez-vous du cinéma québécois et francophone à Vancouver et j’en ai profité pour aller voir Monsieur Lazhar, dont j’avais tellement entendu parler.

J’ai beaucoup aimé. Je ne me suis pas ennuyée du tout. Mais je crois que j’ai quand même été un peu déçue. Probablement en raison de tout le bien qu’on en avait dit et de sa mise en candidature aux Oscars. Comprenez-moi bien, c’était un très bon film et je ne regrette pas du tout d’être allée le voir. Mais je m’attendais à quelque chose d’exceptionnel, et je n’ai pas trouvé ça exceptionnel. Même que je me demandais toujours à quel moment il allait se passer quelque chose d’exceptionnel. Et quand le générique a commencé, j’ai été surprise que ce soit déjà fini.

Et puis un petit détail a nui à mon appréciation du film. Ici, si vous n’avez pas vu Monsieur Lazhar et si vous préférez conserver les surprises, arrêtez de lire parce que je m’apprête à trahir un secret. Ça y est? Il ne reste plus que ceux qui veulent savoir? D’accord.

À un certain moment du film, on apprend que Monsieur Lazhar a menti pour obtenir le poste d’enseignant. Et à partir de ce moment-là, je n’ai pu m’empêcher de le trouver tellement épais d’avoir pris un tel risque que je ne me suis pas autant attachée au personnage que je l’aurais dû. Je ne sais pas si ce genre de mensonge aurait pu avoir une incidence sur sa demande de statut de réfugié… Peut-être que non. Mais c’était évident qu’un jour ou l’autre, la supercherie serait découverte, alors pourquoi courir ce risque?

Cela dit, j’ai beaucoup aimé le filme et les enfants sont vraiment excellents dans leurs rôles!

Plaisirs d’hiver

L’hiver, chez nous, ça ne dure pas longtemps. Nous sommes déjà revenus à cet automne moche et pluvieux qui dure d’octobre à mars. Bien sûr, j’exagère. Il y a de très belles journées au travers. Mais aujourd’hui, il fait 4 degrés, il pleut, et la neige est chose du passé. Alors pour me réconforter, je vous offre un petit souvenir de nos trois jours d’hiver…

Ti-Loup déguisé en enfant québécois par une belle journée d'hiver.

 

 

 

 

 

 

 

Cocotte accepte finalement de porter des mitaines, parce que la neige, c'est froid!

Cocotte apprivoise les joies de l'hiver... sur la plage!

 

 

 

 

 

Eh oui, chez nous la glissade ça se fait au travers des mottes de terre et du gazon. Mais ça glisse quand même étonnament bien!