Fille a papa

Après le déjeuner, Papa va prendre sa douche. Cocotte, comme toujours, Essaie de le retenir:

- Papa?

- Oui Cocotte?

- Bye-bye!

- Bye-bye Cocotte.

- Papa?

- Oui?

- Bouh!

- Ha!

- Bouh!

- Bon, j’y vais maintenant!

- Papa?

- Je m’en vais dans la douche maintenant!

- Papa?

- …

- Je t’aime Papa!

C’était la première fois qu’elle disait spontanément “je t’aime” à un humain. Autant Ti-Loup est un vrai fils à maman, autant Cocotte semble etre partie pour être une fille à papa. Et j’en suis vraiment bien contente. C’est parfois difficile de supporter tout cet amour de la part de mon fils, mais je sais que ça a été encore plus dur pour Papa de se faire ignorer ou parfois même rejeter à mon profit alors que c’était lui qui était à la maison. Ce serait vraiment trop frustrant si Cocotte lui faisait la même chose, mais j’ai bon espoir que Cocotte préfère son père. Et c’est aussi bien comme ça! Même si je risque de trouver ça dur… L’inverse serait plus dur à long terme pour notre famille.

Ça s’en vient!

Ti-Loup chantait tout à l’heure: “Sur le pont d’Avignon, on y danse on y danse…”

C’est une chanson qu’ils chantent souvent à la bibliothèque durant l’activité en français. Ce n’est pas grand chose, mais c’est un bout de mon héritage qu’il répétait et ça m’a fait immensément plaisir.

Maintenant il ne manque plus que 9999 chansons à son répertoire français…

Surprise!

Les enfants ont, un jour, trouvé en jouant le petit pot de Ti-Loup, relégué aux oubliettes depuis belle lurette. Ils l’ont sorti, sans doute pour se le mettre sur la tête (n’est-ce pas la chose la plus logique à faire avec un petit pot) et il est resté dans leur chambre depuis. Parfois, quand je change la couche de Cocotte, elle décide qu’elle veut aller sur le pot. Elle sait à quoi ça sert, mais elle n’y fait jamais rien. Elle s’assoit quelques secondes puis déclare qu’elle a fini, ou alors elle refuse de quitter le pot (habituellement quand on est pressés) même si elle n’y fait rien du tout.

Mardi, avec Papa, elle est allée s’assoir sur le pot, mais Papa a dû aller chercher quelque chose dans notre chambre pendant ce temps-là. Quand il est revenu, quelle ne fut pas sa surprise de constater que Cocotte avait fait pipi dans le pot! Il a bien sûr célébré l’exploit. Quand je suis revenue du travail, pendant que je changeais la couche de Cocotte, il m’a raconté l’histoire. Ma fille a entendu, demandé à aller sur le petit pot et fait un autre pipi! Deux dans la même journée!

Je ne vais pas pour autant ranger les couches. Elle n’a que 18 mois et elle est têtue, alors je ne suis pas à la veille d’essayer activement de la mettre propre. On va seulement garder le petit pot à portée de fesses, et peut-être l’encourager plus souvent à l’utiliser, mais sans insister. Elle a encore bien le temps de profiter de ses couches! Mais bon, c’est un revirement de situation inattendu et bienvenu. Je sais que j’en ai encore pour un petit bout à laver des couches, mais ça ne me manquera pas trop quand ça va être terminé!

Remarquez, je dis ça, mais le jour où je vais vraiment me débarrasser des couches, je suis sûre que je vais trouver ça dur. J’ai vraiment aimé mes couches de tissu et mes enfants au gros derrière, et puis ça va vouloir dire que je n’ai vraiment plus de bébé! Enfin, on y verra en temps et lieu…

Je t’aime!

Je vous disais il y a quelques semaines que ma fille répétait “Je t’aime” quand on le lui disait. Eh bien, elle est passée à l’étape suivante. Dimanche, pour la première fois, elle a dit je t’aime de manière spontanée, sans que quelqu’un le lui ait dit d’abord.

Et qui croyez-vous a été le récipient de cette expression spontanée de son affection? L’heureux élu de son coeur?

Qui?

Le chat, bien sûr. Elle lui a fait un gros câlin et lui a dit “Ki kaim”.

La ressemblance phonétique est très approximative, mais l’intonation est là, et nous savons que c’est ce que ça veut dire puisque c’est ça qu’elle répète après nous.

Elle développe son langage à un rythme époustouflant et en plus de tous les mots qu’elle emploie régulièrement, elle a entrepris de “lire des livres”: elle s’assoie avec un livre, regarde les images et se met à faire de longues phrases incompréhensibles, des suites de sons avec toutes sortes d’intonations, comme si elle lisait une histoire qu’elle seule pourrait comprendre.

Un petit air de famille

On regardait d’anciennes photos datant d’une certaine époque à laquelle nous avions reçu la visite d’une personne que je ne nommerai pas, parce que je ne lui ai pas demandé la permission d’afficher sa photo sur mon site Web… mais que vous reconnaîtrez sûrement si vous connaissez ma famille.

Ti-Loup, en voyant la photo suivante, s’est exclamé: c’est moi! Mais non, qu’on lui a dit. Qu’en pensez-vous? Je n’ai pas de photo récente de Ti-Loup pour fins de comparaison (sur les photos récentes, il a toujours une tuque). Bon, je ne dirais pas qu’ils ont l’air de jumeaux, mais quand même, ils ont un petit air de famille, je trouve…

Cette photo date de l'été 2004...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indépendance naissante

Hier, je reviens de travailler, on s’apprête à aller jouer dehors, je veux mettre son manteau à Cocotte et elle proteste vertement jusqu’à ce que, en désespoir de cause, je lui donne son manteau et lui dise “Tu veux le mettre toute seule?”. Elle cesse tout de suite de crier et de faire le bacon par terre et met son manteau. Comme il faut. Papa me raconte alors que plus tôt le matin, il a annoncé à Cocotte “Je vais à la toilette, tu peux mettre ton manteau, quand je vais redescendre on va aller chercher Ti-Loup à la prématernelle”. À son retour, il a trouvé Cocotte avec son manteau sur le dos. L’autre jour, elle a mis ses bas – un tout croche, un comme il faut.

Pour le manteau, évidemment, elle n’arrive pas encore à l’attacher. Et souvent elle le met à l’envers, chaque bras dans la mauvaise manche, le capuchon sur les fesses. C’est alors la crise quand on doit le lui enlever pour le remettre correctement. Que voulez-vous, ma fille est indépendante. Elle n’a que dix-huit mois et veut déjà tout faire toute seule. Je pensais que c’était plus vers deux ans cette phase-là!

Entre autres nouvelles, Cocotte a reçu son vaccin la semaine dernière et fait ça comme une grande. Elle pèse officiellement 8,8 kg (19,4 livres) et mesure 76,8 cm (2 pieds 6 pouces). Cela la place sous le troisième rang centile pour le poids (apparemment en bas du troisième rang centile, ce n’est plus la peine de calculer), mais au 11e rang pour la taille. Ça, c’est si on se fie aux courbes de croissance américaines. Si on se fie aux courbes plus récentes développées par l’Organisation mondiale de la santé, elle est au dixième rang centile pour le poids et au sixième pour la taille. Elle reste donc petite, mais pas anormale. Et puis, de toutes façons, elle est ce qu’elle est: une petite minie, comme dirait sa Tatou. On n’y changera rien! Elle est en santé et se développe tout à fait normalement, peu importe qu’elle ne soit (peut-être) pas destinée à être dans les plus grandes…

Tout mélangé

Ti-Loup est de plus en plus intéressé à parler français, mais il est encore tout mélangé. Même si je crois qu’il comprend maintenant ce qui est en français et ce qui est en anglais (du moins quand il y réfléchit), il n’a pas encore le réflexe de s’adresser dans la bonne langue à la bonne personne (pour les rares choses qu’il dit en français). C’est sûrement normal, mais ça donne des situations cocasses. Par exemple, un ami est venu cogner à la porte dimanche pour savoir si Ti-Loup pouvait aller jouer avec lui. Ti-Loup aurait bien voulu, mais on avait des amis en visite alors j’ai dit qu’il pourrait y aller plus tard. J’ai ajouté, à l’intention de mon fils, “Dis merci à ton ami d’avoir pensé à venir te chercher”. Ti-Loup a dit “Merci!”, et j’ai dû lui faire penser qu’il faut s’adresser en anglais à cet ami-là qui ne parle pas français.

Ce matin, Ti-Loup a laissé un demi-muffin au déjeuner et m’a demandé s’il pouvait l’apporter à la prématernelle pour sa collation. Il est ensuite allé lui-même chercher un petit plat, y a mis le muffin, est allé chercher son sac à dos qui était rangé dans un garde-robe, y a mis le muffin, puis a pris une banane pour finir de préparer sa collation. Quand Papa est descendu, il lui a dit tout fier “Papa, I putted (sic) my demi de muffin dans le sac!” Heureusement, j’avais eu le temps de raconter l’histoire à Papa entre-temps, alors celui-ci, en contexte, a très bien compris ce que lui racontait son fils. Mais pour une fois qu’il sort vraiment un gros bout de phrase en français spontanément, il faut que ce soit en s’adressant à un anglophone!

Je ne m’inquiète pas, il va finir par se démêler. En attendant, c’est mignon tout plein!

Conversation sur l’oreiller

Ti-Loup a encore été malade, de ce genre de maladie qui semble avoir une forte connotation psychosomatique. Les circonstances ressemblaient étrangement à la dernière fois. Il était très fatigué après plusieurs jours où Cocotte l’avait réveillé tôt le matin. Il a passé la journée à chiâler, à dire qu’il ne se sentait pas bien et à vouloir faire pitié. Il n’a presque pas dîné. Au souper, il a pris trois bouchées puis a dit qu’il n’avait plus faim. On l’a envoyé se préparer à se coucher, se disant que c’était la meilleure solution. Il a vomi dans l’évier de la salle de bain. Loin de moi l’idée de douter du fait qu’il ne se sentait pas bien, mais les nombreuses minutes qu’il a passées à s’observer dans le miroir avant de vomir semble avoir contribué au dénouvement.

Il est allé se coucher, s’est réveillé pendant la nuit, a bu de l’eau, en a bu encore à 5 h 30 quand Cocotte l’a réveillé, tout allait bien. Le matin, il s’est levé, a bu une gorgée d’eau puis a vomi. Deux fois. Comme il n’avait pas vomi de la nuit, on a des doutes sur le rôle que joue le fait de penser un peu trop à la façon dont il se sent sur le fait qu’il finit par vomir. J’ai l’impression qu’il avait trop faim rendu au matin et que c’est surtout ça qui l’a fait vomir: son estomac était vide. Enfin, Papa a réussi à le faire manger un peu durant la journée en le distrayant après, et il n’a pas revomi. Il a soupé normalement. Mais je me suis demandé pendant la journée si c’était un problème d’anxiété qui se manifestait ainsi.

Au moment d’aller au lit, Papa a parlé des acariens, conversation qui s’est élargie aux puces, aux poux, etc. Ti-Loup avait 200 questions à poser. J’en ai donc profité pour lui demander si ça l’inquiétait tout ça, s’il sentait parfois de l’anxiété. Tout de suite, les larmes lui ont monté aux yeux quand il a acquiescé. Je lui ai demandé ce qui l’inquiétait. Il m’a répondu “Je pense tout le temps à mon amie qui est morte”.

Il n’en avait pas parlé depuis des semaines. Je l’ai pris tout à fait au sérieux, même si après coup je me demande si c’est vraiment ça le problème ou s’il a répondu ça parce qu’il pensait que c’était ça la bonne réponse. J’ai un doute parce que ça faisait vraiment longtemps qu’on n’en avait pas parlé. Mais je sais qu’il a tendance à faire ça. Quand je lui demande pourquoi il a fait une bâtise, il invente souvent une raison bidon même quand je sais bien que c’est juste parce qu’il n’a pas réfléchi (je sais, je devrais arrêter de poser la question, mais c’est plus fort que moi). Alors je me demande s’il a senti que j’étais sérieuse et voulu donner la “bonne” réponse.

Mais bon, je lui ai demandé à quoi il pensait quand il pensait à son amie, il m’a répondu qu’il aimerait qu’elle soit là pour pouvoir jouer avec elle. J’ai essayé de le faire parler, je lui ai dit que ça l’aiderait à se sentir mieux si il en parlait. Je lui ai même expliqué qu’il existe des gens appelés psychologues qu’on peut aller voir quand on a des inquiétudes et qu’on a besoin d’en parler à quelqu’un. Il m’a dit qu’il ne voulait pas voir un psychologue et qu’il se sentait mieux. Mais encore une fois, je ne sais pas s’il a dit ça juste parce qu’il avait l’impression que c’était la chose à dire.

Ce matin, il va bien. Cocotte a dormi jusqu’à 6 h, je n’ai donc pas eu à la laisser pleurer, et elle n’a donc pas réveillé son frère, qui a dormi jusqu’à 7 h. Il est plus reposé et il est de bonne humeur. Mais ça m’inquiète un peu. Si ses crises de vomissements continuent, on va l’amener chez le médecin, bien sûr, pour vérifier qu’il n’y a rien de physique. Mais j’espère que ce n’est pas de l’angoisse mal placée… à 4 ans! Comment on fait pour aider un enfant à évacuer son stress et à parler de ses inquiétudes? Il se pose tellement de questions que je comprends un peu qu’il fasse de l’angoisse, il se fait toujours une foule de scénarios dans sa tête… Comment lui expliquer qu’on veille sur lui et qu’il n’a pas à s’en faire tant? Peut-être que c’est là que le souvenir de son amie ressort, ses parents n’ont pas pu la protéger alors comment nous faire confiance? Ou peut-être que je m’en fais trop et qu’il était juste trop fatigué.

Hier soir, je l’ai laissé en lui répétant que je l’aimerais toujours, toujours. J’espère qu’il me croit et que si quelque chose le préoccupe, il va savoir qu’il peut m’en parler.

Plein de mots!

Le language de ma fille est en constante ébullition. Je l’ai dit et redit, mais j’adore cette période. En ce moment, elle fait le perroquet. Quand je lui ai dit, hier soir en revenant de travailler, “Allo beauté”, elle a répété “A-o bo-t”. Mignon et tellement drôle! Elle répète “Je t’aime”, ce qui me laisse espérer qu’elle va un jour me le dire spontanément. Et elle associe maintenant deux mots ensemble. L’autre jour, quand j’ai voulu lui enlever sa fourchette parce qu’elle nous l’avait lancée par la tête (eh oui, elle continue d’avoir du caractère), elle a crié “Mine fork!”. Elle parle beaucoup plus en anglais, mais dit quand même plusieurs mots en français: toutou, encore, gros caca (pas nécessairement quand c’est vrai)…

Je demande habituellement, avant de partir le matin, “Qui veut un câlin?”. Ti-Loup répond “I do!”, et sa soeur l’imite. Mais elle a intégré cette réponse et nous la ressort à tout bout de champ. Pour elle, ça veut plutôt dire “J’en veux”. Par exemple, si Papa sort un bagel, même s’il n’a rien demandé, Cocotte s’écrie “I do! I do!” J’adore ces petites expressions mal utilisées mais qu’on comprend si bien. C’est comme Ti-Loup qui, à 2 ans, marchait beaucoup avec nous, mais quand il était fatigué il nous regardait, levait les bras et disait “I’ll carry you!”. Parce que c’est ce que Papa lui disait, par exemple, au moment de traverser la rue.

À part ça, elle continue d’être beaucoup trop mélodramatique. Petit exemple: ce matin elle me demande (enfin, elle exige) que je lui donne son polar. Je le lui tends pour qu’elle puisse y passer les bras, mais elle refuse d’approcher. Alors je le laisse sur le divan sans insister. Elle le prend et essaie de le mettre seule, mais elle n’y arrive pas alors elle crie et pleure de frustration. Je lui offre de l’aide, elle crie “Non!” et est encore plus fâchée. Je la laisse faire. Elle finit par le mettre à l’envers (les bras dans les mauvaises manches, le capuchon vers le bas. Elle me demande de l’attacher, mais ça ne fonctionne pas, alors je lui enlève le polar pour le remettre comme il faut. Elle se fâche et se roule par terre. Je la laisse faire et je laisse son polar près d’elle. Elle le prend, passe une manche (la bonne) et n’arrive pas à mettre l’autre. Je l’aide juste un peu pour qu’elle arrive à attraper l’autre manche, et je la félicite d’avoir réussi à mettre son polar seule. Je lui demande si elle veut attacher le polar. Elle s’approche pour que je l’aide, puis tout à coup elle se fâche et arrache son polar de sur son dos à grands cris. Quelques minutes plus tard, Papa arrive, lui offre de l’aide et lui met son polar, et elle est enfin contente, mais elle l’enlève de nouveau deux minutes plus tard. Y comprenez-vous quelque chose, vous?

Je l’imagine tellement à 12 ans nous crier “Vous comprenez pas, TOUT le monde a un cellulaire, je suis tellement rejet parce que j’en ai pas, personne veut être mon amie, vous ruinez ma vie, je vous HAÏT!” Mais bon, un jour à la fois… on va commencer par essayer de passer à travers la prochaine année.

Monsieur Lazhar

Je suis allée au cinéma en fin de semaine. Oui oui, vous avez bien lu. Ça faisait tellement longtemps que je n’y étais pas allée que je ne me souviens plus c’était quand la dernière fois. Je crois que c’était avec mon amie Mireille quand elle est venue me visiter (c’était il y a 2 ou 3 ans?). Enfin, c’étaient les Rendez-vous du cinéma québécois et francophone à Vancouver et j’en ai profité pour aller voir Monsieur Lazhar, dont j’avais tellement entendu parler.

J’ai beaucoup aimé. Je ne me suis pas ennuyée du tout. Mais je crois que j’ai quand même été un peu déçue. Probablement en raison de tout le bien qu’on en avait dit et de sa mise en candidature aux Oscars. Comprenez-moi bien, c’était un très bon film et je ne regrette pas du tout d’être allée le voir. Mais je m’attendais à quelque chose d’exceptionnel, et je n’ai pas trouvé ça exceptionnel. Même que je me demandais toujours à quel moment il allait se passer quelque chose d’exceptionnel. Et quand le générique a commencé, j’ai été surprise que ce soit déjà fini.

Et puis un petit détail a nui à mon appréciation du film. Ici, si vous n’avez pas vu Monsieur Lazhar et si vous préférez conserver les surprises, arrêtez de lire parce que je m’apprête à trahir un secret. Ça y est? Il ne reste plus que ceux qui veulent savoir? D’accord.

À un certain moment du film, on apprend que Monsieur Lazhar a menti pour obtenir le poste d’enseignant. Et à partir de ce moment-là, je n’ai pu m’empêcher de le trouver tellement épais d’avoir pris un tel risque que je ne me suis pas autant attachée au personnage que je l’aurais dû. Je ne sais pas si ce genre de mensonge aurait pu avoir une incidence sur sa demande de statut de réfugié… Peut-être que non. Mais c’était évident qu’un jour ou l’autre, la supercherie serait découverte, alors pourquoi courir ce risque?

Cela dit, j’ai beaucoup aimé le filme et les enfants sont vraiment excellents dans leurs rôles!