Semaine mouvementée

Comment tout vous raconter en peu de temps?

Vendredi dernier, Ti-Loup a “gradué” de la prématernelle. Je vous raconterai ça plus tard, mais l’appareil-photo a brisé pendant que Papa filmait alors nous n’aurons pas grands souvenirs. Ensuite, on partait camper une nuit, pas trop loin d’ici, pour vérifier que toutes nos choses de camping fonctionnent bien avant un plus long voyage de camping qui s’en vient. Il pleuvait à verse quand on est arrivés vendredi soir, mais heureusement nos amis avaient déjà monté leur tente, où j’ai pu domper les enfants pendant qu’on installait une bâche, puis notre tente, qu’on trouvait les imperméables, etc. Il y a eu une éclaircie juste à temps pour qu’on fasse griller des guimauves au coin du feu, et on n’avait rien oublié d’important. On est donc fin prêts pour le vrai test, qui se fera très loin de la civilisation, à quatre heures de route de chez nous, loin de magasins qui pourraient nous dépanner si on a oublié quelque chose.

Par contre, il a plu averse dans la nuit et on est revenus avec une tente toute mouillée qu’il a fallu accrocher dans la maison pour la faire sécher. Et dans la nuit de dimanche à lundi, une mouffette a arrosé un chien juste sous notre fenêtre. Je ne sais pas si vous avez déjà senti ça d’aussi près, mais pour moi c’était une première et je n’aurais pas cru que c’était si pire. Je ne déteste pas trop l’odeur de moufette un peu dissipée qu’on sent d’habitude, mais ça, c’était vraiment trop! On a dû se relever à 23 h, aérer la maison pendant une heure pour réussir à aller se coucher même si ça puait encore. Mettons que ça a été une petite nuit. En plus, Papa combattait un rhume et après cette nuit-là, le rhume a gagné (momentanément, ne vous en faites pas, il commence déjà à aller mieux).

Mardi, j’arrive au bureau et je me rends compte que mon chandail sent la mouffette. Il était en train de sécher dans la pièce la plus exposée aux odeurs au moment du drame, et comme notre maison sent encore un peu, je ne me suis pas rendu compte avant d’arriver au travail qu’il sentait encore. Heureusement, Papa passait par ici en allant à la bibliothèque et il m’a sauvé en m’apportant un chandail propre. Mais même si j’ai tout relavé depuis, ça sent encore. À peine et pas assez pour que mes collègues me fuient, mais moi je le sens. C’est très agréable!

La nuit dernière, Cocotte s’est réveillée à 4 h du matin. Je l’ai recouchée et elle dormait 5 minutes plus tard, mais moi je n’ai pas réussi à me rendormir.

En plus de tout ça, lundi dernier, j’ai appris qu’à partir du mercredi suivant (deux jours plus tard) je devais me présenter à un autre lieu de travail (heureusement pas loin) parce qu’on m’envoyait en détachement pour six semaines. Par chance, le “nouveau” travail va bien et est intéressant. Mais ça a quand même voulu dire rencontrer de nouveaux collègues, obtenir leur confiance, comprendre le code vestimentaire, la culture du bureau, partager un bureau avec quelqu’un que je ne connais pas (et qui est heureusement tranquille) et commencer plus tard le matin parce que ce bureau ouvre seulement à 8 h 30. Quand même assez stressant.

Cela dit, les choses commencent à s’arranger, je m’habitue aux odeurs de mouffette, le travail va bien, Papa va mieux… Mais c’est pour ça que je n’ai pas eu beaucoup de temps pour vous. Je vous embrasse quand même!

Encore des photos

Je n’en affiche pas souvent, alors je vais en profiter pendant que j’en ai. Il y a quelques semaines, nous sommes allés à Horseshoe Bay chez des amis. C’étaient les célébrations du 100e anniversaire de la ville et pour l’occasion, toutes sortes d’activités étaient organisées. Les pompiers sont venus à la fête avec un camion, pour faire du “PR”, comme ils disent en anglais… Les enfants pouvaient monter dans le camion. Ti-Loup a toujours refusé d’y monter avant, il était trop gêné, mais cette fois-ci Papa a décidé d’y amener Cocotte (parce qu’il voulait voir l’intérieur du camion) et Ti-Loup s’est senti en reste alors il est finalement monté à bord. Les pompiers ont expliqué à quoi sert tout l’équipement, ils étaient vraiment gentil et ça a été un beau moment.

Autre activité organisée: les enfants pouvaient pêcher dans la baie. Il y avait des bâtons avec du fil à pêche en guise de canne à pêche, des moules (prises à même le quai) comme appât, et ça mordait, vous n’avez pas idée! Bien sûr, ce n’étaient que de tous petits poissons que nous avons dû ensuite remettre à l’eau, mais Ti-Loup et Cocotte en ont pêché chacun un et ils étaient extrêmement contents!

 

 

 

On a fini la journée à la crèmerie pour une bonne crème glacée. Je crois que c’était la première fois que Cocotte avait son propre cornet à elle toute seule… Elle n’a pas encore tout à fait maîtrisé la technique, mais elle a certainement l’enthousiasme!

 

Randonnée et photos

J’allais vous raconter une longue histoire, mais je manque d’énergie. En fin de semaine, on a fait une randonnée de presque 8 km avec les enfants et un couple d’amis qui a une fille de l’âge de Ti-Loup et un fils d’un an. Les plus vieux n’ont presque pas chiâlé et ont bien marché tout le long. On a décidé de faire transporter son sac à dos à Ti-Loup, et ça n’a pas eu l’air de le déranger du tout. Comme on s’en va bientôt en camping dans un endroit assez éloigné, on veut qu’il s’habitue à transporter un sac contenant un sifflet, sa bouteille d’eau, une barre tendre et un sac de couchage d’urgence. Remarquez, on le surveille bien et ce serait surprenant, étant donné sa personnalité, qu’il s’éloigne en cachette, mais on ne sait jamais alors mieux vaut prévenir que guérir. Le premier essai a été concluant.

Cette semaine, Papa a eu une réunion mardi et je suis allée à l’école de Ti-Loup mercredi. Hier j’avais beaucoup de rattrapage à faire dans la vaisselle, et en plus j’ai eu du mal à m’endormir cette semaine. Tout ça pour dire que je suis un peu épuisée, et au lieu de vous raconter une longue histoire, je vais vous montrer quelques photos de notre voyage au Québec dans lesquelles Papa vient de faire du ménage:

Ti-Loup dans un arbre, à Québec

Cocotte dans un champ de pissenlits

 

Complicité entre frère et soeur

 

Mes deux amours

 

Montréal en mai... 34 degrés avant l'humidex!

 

Cocotte avec notre GPS, qu'elle appelle un iPod et utilise comme un téléphone

Mon petit singe qui montre la force de ses abdos

Mon grand singe

Première expérience de la maternelle

J’avais une réunion hier soir à l’école où va aller Ti-Loup, et il était invité à y venir avec moi. Ce n’était pas une activité officielle d’accueil des enfants comme on en voit dans la plupart des écoles, plutôt un service de garde, mais qui donnait aux enfants l’occasion de se rencontrer et de voir l’école. Je tenais donc à y amener Ti-Loup, mais je me demandais s’il allait chiâler au moment de le laisser là. Plutôt que d’insister sur le fait que j’allais le faire garder, j’avais donc annoncé ça comme une super occasion d’aller jouer avec ses futurs camarades de classe, et ça avait eu l’air de marcher. Mais je voulais être certaine qu’il avait compris que je ne resterais pas avec lui.

Hier matin, j’ai donc rappelé:
- C’est ce soir qu’on va visiter ton école et tu vas pouvoir jouer avec les autres enfants pendant que je vais être à ma réunion.
- Est-ce que tu vas venir me chercher après?
- Bien sûr!
- Comment tu vas savoir où je vais être?
- Je vais aller te mener, alors je vais voir où tu es, et je vais te montrer où je suis, ça va être juste à côté!

Ça semblait aller. Arrivés là hier soir, j’ai constaté que la garderie était dans une classe de maternelle, ce qui lui a permis de voir comment c’était organisé. Il a remarqué les crochets où les enfants laissent leurs vêtements de rechange, la tablette pour les souliers, il a bu à l’abreuvoir. Il n’a pas fait de problème du tout quand je l’ai laissé avec les trois adultes présentes (je crois que c’étaient les éducatrices de la garderie). Pendant la réunion, les enfants sont sortis jouer dehors vu qu’il s’était mis à faire beau. À un moment donné pendant la réunion, on a entendu un retentissant “Maman!”. Tout le monde s’est retourné pour constater qu’un enfant avait trouvé la fenêtre du local où on se trouvait et faisait de grands signes de la main. Et c’était Ti-Loup, bien sûr! Je lui ai fait bonjour discrètement, un peu (pas mal) gênée, mais je ne lui en ai pas reparlé parce que au fond c’était plutôt mignon et tout le monde a bien ri.

En partant, il m’a demandé quand il allait pouvoir retourner à son école.
- Pas avant la rentrée en septembre, parce qu’il y a une activité la semaine prochaine (un carnaval pour toute l’école auquel nous sommes aussi invités), mais c’est pendant ton spectacle du dernier jour de la prématernelle alors on ne pourra pas y aller.
- Je veux aller à l’école au lieu de la prématernelle!

Évidemment, on ne manquera pas le spectacle (et la graduation) de la prématernelle. Mais mettons que je suis pas mal contente de mon fils. Lui qui ne voulait rien savoir de l’école est maintenant tout excité à l’idée d’y retourner! Il a pu constater que la classe ressemble à sa classe de prématernelle, que les autres enfants ne sont pas des extraterrestres, qu’il comprend tout le monde, qu’il y a des jeux, bref, que c’est un endroit le fun. C’est un gros soulagement pour moi. On verra comment ça va aller quand ça va commencer pour vrai, mais au moins il va partir avec une attitude positive et c’est déjà un bon début!

Un enfant pour Noël

Pas moi, ne vous inquiétez pas. J’en ai assez de deux!

Pas moi, mais ma meilleure amie, qui désespère depuis plus de cinq ans d’avoir enfin un enfant.

Elle n’est pas enceinte, mais elle et son mari ont choisi une petite fille qui deviendra bientôt la leur. Elle est toute mignonne et se trouve actuellement dans un orphelinat du Vietnam. Elle aura presque trois ans quand ils iront la chercher, sans doute à la fin de l’année. Ça risque de leur faire un sacré beau cadeau de Noël!

Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis contente que ça aboutisse enfin, toutes leurs démarches. Évidemment, c’est loin d’être fini, et même quand ils vont l’avoir ramenée, ils vont avoir bien du travail à faire avant de pouvoir vivre une vie normale avec cette fillette qui aura été arrachée à son milieu. Mais avec un peu de chance, ses blessures ne seront pas trop profondes et leur amour (et leur humour) fera le reste.

Mes amis vont combler leur désir d’avoir un enfant tout en offrant une nouvelle vie à une petite sans parents. Et en plus, leur fillette aura moins d’un an de plus que Cocotte. Qui sait, elles deviendront peut-être bonnes amies (même si on ne se verra pas souvent)!

Mon amie a eu beaucoup de malchance dans sa vie, alors cette fois-ci j’aimerais beaucoup que tout se passe bien. Pour une fois, est-ce que ce serait possible que les démarches se passent bien et qu’ils tombent sur une enfant qui s’adaptera facilement à son nouveau milieu et leur apportera vraiment la joie qu’ils espèrent depuis si longtemps? Je ne crois toujours pas en Dieu alors je ne peux pas prier, mais mettons que j’implore la Providence. C’est leur tour, me semble!

L’argument massue

Dimanche matin, miracle des miracles, Ti-Loup a dormi jusqu’à 7 h 30 et Cocotte, jusqu’à 8 h 30. On n’avait rien de prévu et on a donc pris ça mollo et déjeuné tard. Après le bain et tous les préparatifs, il était presque 11 h quand j’ai proposé une banane aux enfants pour collation avant d’aller jouer un peu au parc, vu que le dîner allait être décalé lui aussi. Après la banane, Cocotte m’a demandé un petit fromage, c’est la routine, elle mange toujours un fromage pour la collation après sa banane. Mais étant donné l’heure, j’ai essayé de la convaincre qu’elle n’en avait pas vraiment besoin, qu’on allait dîner bientôt. Elle m’a sorti l’argument massue:

- I need protein!

Eh bien elle l’a eu, son fromage. Qu’est-ce que j’aurais pu répondre à ça? Comme quoi nos enfants, ils écoutent quand on leur parle…