Maman

Mon fils m’a surpris hier soir:

- Maman, on dit maman (prononcé avec le “man” à la française, comme on proncerait “ment” du verbe “mentir”) mais les Québécois, comme Laure (une petite fille de sa classe), ils disent maman (prononcé avec le “man” à la québécoise, un peu nasal, presque plus proche de “mama”).
- Euh… oui… qui est-ce qui t’a parlé de ça?
- Madame A, mon professeur
- …

Je vais donner à Madame A, qui a un accent “français” et est sans doute d’origine nord-africaine, le bénéfice du doute. Elle n’a peut-être pas mentionné ça pour se moquer de la prononciation des Québécois. Peut-être qu’elle parlait juste des différences d’accent en général et que c’est un des exemples qu’elle a donnés. Ou peut-être même que c’est un des enfants “Québécois” de la classe (dont les deux parents sont Québécois et qui ont donc seulement le français comme langue maternelle) qui lui a demandé pourquoi elle prononçait “Maman” de cette façon là. Mon fils semble quand même en avoir retenu que la bonne prononciation était celle à la française, mais il a cinq ans et il ne fait donc pas dans la nuance.

Non, au bout du compte, ce que je trouve triste dans tout ça, c’est que mon fils ne s’inclut pas parmi les Québécois… Pourquoi le ferait-il, vous me direz? Justement, c’est ça qui me fait de la peine.

Clin d’oeil

Excusez l’anglais, mais celle-là il fallait que je vous la présente textuellement… Cocotte m’a surprise avec cette question l’autre jour :

- Maman, when am I going to be a baby in your tummy again?

Comme quoi elle n’a pas encore tout, tout compris!

L’été arrive

Je sais, je sais, je me fais rare. C’est comme ça, ces temps-ci je ne ressens pas le besoin profond d’écrire. Mais bon, je veux quand même vous raconter que l’été est arrivé chez nous et que les enfants ont passé la fin de semaine dehors à jouer avec nos nouvelles voisines. Vraiment, elles sont un cadeau du ciel. Il y a deux jumelles de 5 ans qui entrent en maternelle à l’automne et veulent toujours jouer avec Ti-Loup et qui, même si elles sont loin d’être des anges, sont quand même raisonnablement bien élevées. Et leur aînée, qui aura huit ans cet été, aime jouer à la maman et passe tout son temps à se promener en tenant Cocotte par la main. Elle s’occupe d’elle comme si elle était sa gardienne et je dois maintenant apporter mon livre dehors vu que je n’ai plus vraiment besoin de la surveiller quand son ange gardien est là. En plus, leurs parents sont bien gentils et j’ai beaucoup aimé jaser avec eux. Seul problème: Cocotte se fait trop gâter à avoir de l’attention tout le temps, et dès qu’on est à la maison et que j’essaie de donner de l’attention à Ti-Loup elle se transforme en monstre. Bon, c’était déjà un peu comme ça, mais mettons que ça ne s’améliore pas!

Dimanche, Ti-Loup jouait dehors quand il s’est tout à coup précipité vers moi, les larmes aux yeux. Quand je lui ai demandé ce qu’il y avait, il m’a dit qu’il avait mal et a tenté de se déshabiller pour me montrer sa fesse. Je l’ai amené à l’intérieur pour constater qu’il avait une écharde d’au moins un centimètre de long dans la fesse! Je l’ai enlevée, mais il a fallu son père avec une aiguille pour enlever le petit bout qui restait. Vous auriez dû nous voir, Ti-Loup nu-fesses couché par terre dans le milieu du salon, Papa en train d’essayer d’enlever l’écharde et Cocotte qui tentait de leur marcher dessus pour avoir leur attention. Et moi qui riait comme une folle, bien sûr!

Et je viens de réaliser à quel point l’année scolaire achève. C’est fou, il me semble que Ti-Loup vient d’enter à la maternelle et c’est déjà presque fini. On a suivi notre petite routine quotidienne et les mois ont passé en un clin d’oeil. On a inscrit Ti-Loup à quelques activités pour l’été, dont une semaine de baseball (j’ai hâte de voir s’il va aimer), Cocotte est inscrite à la prématernelle pour l’an prochain (la même où Ti-Loup est allé). On a réservé notre voiture de location pour notre voyage au Québec – j’ai tellement hâte! Bref, le temps passe tellement vite qu’on ne le voit pas faire.