Festival d’été francophone de Vancouver

Samedi dernier, j’ai assisté au grand spectacle du Festival d’été francophone de Vancouver. Il y avait 6 ans que je n’étais pas allée: la dernière fois, j’étais enceinte de Ti-Loup et on avait donc décidé de ne pas faire le voyage sur une île reculée qu’on fait d’habitude chaque année à ce temps-ci de l’année avec la famille de Papa. J’étais allée une ou deux autres fois avant ça, c’est tout. Maintenant qu’on ne fait plus ce voyage (et de toutes façons, l’école n’est pas terminée), je me suis payée la traite. Je ne me souvenais plus à quel point ça fait du bien de se retrouver en “famille”, entourée d’autres personnes assoiffées de culture francophone.

Le spectacle commençait à 19 h. Je suis arrivée seulement 15 minutes à l’avance et nous avons trouvé des places libres en arrière (la scène est montée au milieu d’une rue fermée et des chaises sont placées devant). Dès que Kevin Parent est arrivé sur scène, cependant, les gens se sont levés et se sont précipités devant la scène, dans un espace laissé vide juste pour ça – nous compris. Sauf que les gens assis aux premiers rangs se sont eux aussi avancés… en apportant leurs chaises. Nous nous sommes donc retrouvées debout devant la scène, à côtés d’autres personnes assises. C’était bizarre. En plus, il faisait encore clair et Kevin Parent a fait plusieurs commentaires pendant la soirée sur le fait que c’était bizarre de voir le monde aussi bien: en salle, on éteint les lumières, et en plein air, d’habitude, les spectacles commencent après qu’il ait commencé à faire noir! Il avait l’air un peu déstabilisé.

D’ailleurs, ça a pris du temps avant que le party “lève”. Il faut dire que la moyenne d’âge était probablement de plus de 40 ans et beaucoup de gens ne connaissaient pas vraiment les chansons de Parent. Le public cible du Festival, c’est ceux qui sont ici depuis longtemps et s’ennuient de la culture francophone, alors les “vieux” chanteurs pognent souvent plus. Au prix où sont les billets, ce ne sont pas seulement les vrais amateurs du chanteur qui se déplacent, et ça parraissait beaucoup cette fois-ci. Surtout que Kevin Parent n’est pas particulièrement chaleureux sur scène. Il nous a par contre beaucoup fait vibrer quand il a chanté Le petit roi de Jean-Pierre Ferland, et que tout le monde s’est mis à chanter avec lui – là, on connaissait les paroles! Il a aussi été gentil et chanté mes préférées (La jasette, Seigneur et Boomerang). Son guitariste était vraiment, mais vraiment bon. Bref, j’ai beaucoup aimé, mais j’ai trouvé la foule plate!

Ça s’est animé pour Zachary Richard, par la suite. Je ne connaissais pas beaucoup de ses chansons (il a quand même chanté Au bord de lac Bijou, ma préférée!), mais il a une présence sur scène incroyable! Je pense qu’en trente secondes, il avait gagné la foule. Il nous a fait danser au son des accordéons, de l’harmonica et de la contrebasse, et enfin, l’ambiance dans la foule était dynamique. Son spectacle a duré deux heures!

Au total, donc, trois heures de musique. J’étais au premier rang, accotée à la clôture, au centre de la scène, à peut-être 3 mètres du chanteur. J’aurais pu compter les rides de Zachary Richard – et j’étais bien placée pour me demander à quoi pensait Kevin Parent en montant sur scène vêtu de shorts ayant l’air appropriées pour un gymnase et dont le lacet ressortait à la taille! Et si les billets à l’entrée étaient vendus 30 $, j’ai eu le mien pour 12 $ sur Living Social. Imaginez, 12 $ pour trois heures de musique de Kevin Parent et Zachary Richard! Comme le Festival d’été de Québec, mais sans les files et l’agoraphobie…

J’aurais aimé amener mes enfants, mais ça finissait beaucoup trop tard, rendu à 22 h 30 il y en avait des beaucoup plus grands qui s’emmerdaient et demandaient à leurs parents si c’était enfin l’heure de rentrer. Un jour, peut-être! En attendant, ça m’a juste donné encore plus hâte d’aller au Québec! J’ai hâte de vous voir…

Bon lundi!

Nous avons passé une très belle fin de semaine en famille. Rien d’extraordinaire, mais de beaux moments sympathiques. Dans les dernières semaines, je me trouvais souvent impatiente avec les enfants et je voulais essayer d’améliorer mon attitude. Après tout, même si on le dirait parfois, ils ne font pas exprès pour me pousser à bout! Enfin, Cocotte quand même peut-être un peu, mais c’est vraiment un cas spécial. Mes enfants sont des enfants, et ils agissent comme des enfants, sans réfléchir, sans logique, en refaisant toujours les mêmes comportements désagréables qu’on leur a demandé vingt (mille) fois d’arrêter. C’est souvent difficile à supporter, mais ce sont juste des enfants! J’essaie de me le répéter, et en fin de semaine, je crois que j’ai mieux agi, même s’il y a encore place à l’amélioration!

Samedi matin, nous sommes allés au marché fermier, qui ouvrait pour l’été. Il n’y a pas encore grand-chose de mûr à acheter, mais pour moi, le marché, c’est un véritable symbole de l’été. On y va pratiquement tous les samedis matins durant l’été. On traverse rapidement le marché pour voir ce qu’il y a d’offert, puis Papa rebrousse chemin pour acheter ce qu’on veut pendant que je vais au parc avec les enfants. Samedi, il avait plu alors on a laissé faire le parc, mais on a acheté des fraises et des carottes. Il y a un début à tout! J’ai hâte d’y retourner et de voir comment Cocotte se débrouille au parc, puisque c’est là qu’elle va aller avec la prématernelle dans trois petits mois (je suis en train de remplir les documents d’inscription pour la prématernelle, ça va tellement vite! Mais bon, c’est une autre histoire)…

Samedi après-midi nous sommes allés au Festival des enfants de Vancouver. Nous n’avions pas acheté de billet de spectacle (à 25 $ par adulte et 15 $ à 20 $ pour chaque enfant peu importe l’âge pour un spectacle d’une demi-heure, ça fait un peu cher je trouve!), mais les activités offertes pour le prix d’accès au site de 8 $ m’ont agréablement suprise. Le fait qu’on se soit fait donner des billets gratuits a amélioré encore davantage le rapport qualité-prix, bien sûr, mais honnêtement je crois que ça aurait valu la peine même en payant. Les enfants ont fait plein de bricolages, dont un animal en origami et une marionnette fabriquée à partir d’une chaussette. Ti-Loup en a profité plus que Cocotte, mais même elle a pu participer. Ti-Loup s’est fait maquiller en Spiderman. Il y avait des amuseurs de rue, des petits spectacles aussi drôles pour les adultes que pour les enfants, des accessoires de cirque à essayer, les files n’étaient pas horriblement longues en cet après-midi nuageux et il y avait beaucoup de bénévoles pour aider les enfants. Mon seul bémol : on aurait bien acheté une crème glacée, mais il n’y avait aucune nourriture vendue sur le site, à part de la barbe à papa. Mais pas n’importe quelle barbe à papa : de la barbe à papa biologique! Vraiment, je vous jure. Je ne peux pas m’empêcher de trouver ça un peu ironique : mangez bio pour votre santé en achetant  un “aliment” contenant seulement du sucre. M’enfin….

Dimanche matin, on est allés chez Costco en vélo. Pas une grosse sortie, vous me direz, mais le but était accessoire, la randonnée d’une demi-heure à vélo dans chaque direction sur la piste cyclable qui borde False Creek en valait la peine. Il faisait soleil et maintenant que Ti-Loup arrive à se déplacer à bicyclette sans tomber ni foncer dans personne (du moins en règle générale), nous pouvons vraiment en profiter. Les enfants ont ensuite passé une bonne partie de l’après-midi à jouer dehors avec leurs voisins pendant que je lisais en supervisant d’un oeil ou que je jasais avec d’autres parents. J’apprécie énormément le fait que même quand on n’a rien de prévu, les enfants s’amusent quand même à jouer avec leurs amis dans notre cour. Pas besoin de se donner rendez-vous quelque part, de conduire jusque chez les amis, etc. Ti-Loup a au moins 4 portes auxquelles aller cogner avant de pouvoir déclarer que “personne ne peut jouer avec lui”, alors ça n’arrive que rarement.

Mais j’avais commencé ce billet pour vous raconter qu’on a croisé une amie d’école de Ti-Loup au Festival des enfants; appelons-la Mélanie. J’ai dit bonjour brièvement à ses parents, qui m’ont affirmé à quel point ils entendent souvent parler de Ti-Loup et qu’ils étaient contents de le rencontrer enfin. Je leur ai retourné le compliment. C’est vrai qu’on entend souvent parler de Mélanie, qui travaille à la même table que Ti-Loup. Ce que je n’ai pas dit, ce pendant, c’est que j’en ai plutôt marre d’entendre parler de Mélanie! Parce que ce que j’entends, c’est ça:
- Mélanie, elle sait tout lire.
- Mélanie, elle connait tout.
- Mélanie, elle sait plus de chose que Mme A (l’enseignante).

Je ne sais pas combien de fois j’ai dû expliquer à Ti-Loup que Mélanie sait peut-être tout lire, mais qu’elle ne connaît certainement pas tout, et qu’elle n’en sais sûrement pas plus que Mme A. Quand je lui demand qui dit ça, il répond que c’est Mélanie, bien sûr. Mon fils est très naïf. Si quelqu’un le dit, ça doit nécessairement être vrai! Alors on essaie de lui faire comprendre que les gens ne disent pas toujours la vérité et qu’il ne doit pas toujours croire ce qu’on lui dit. Alors au fond, Mélanie a joué un rôle utile en nous permettant d’apprendre une bonne leçon à Ti-Loup…

Et ne vous en faites pas, je ne suis pas vraiment fâchée contre Mélanie, je dis ça pour rire. Après tout, j’étais sans doute exactement comme elle en maternelle!