Où est passé mon bébé?

Cocotte vient d’avoir trois ans. Et une semaine plus tard, je peux aussi officiellement annoncer qu’elle est propre!!!!!!!!

Eh oui, il y a longtemps qu’on se doutait bien qu’elle serait capable d’être propre, mais qu’elle s’obstinait à ne pas utiliser le petit pot pour nous défier. Je me rends maintenant compte de l’importance qu’avait la prématernelle dans sa décision. Avant de commencer l’école, elle refusait tout net de faire caca dans le petit pot. Couche ou pas, elle faisait caca dans ses culottes. Depuis son premier jour de prématernelle, elle n’a plus eu un seul accident pour le caca! En effet, elle savait qu’elle devait être propre pour aller à la prématernelle. Alors j’ai l’impression qu’elle se gardait une porte de sortie: si elle n’aimait pas la prématernelle, elle n’aurait qu’à avoir des accidents pour se faire renvoyer. Mais elle a aimé ça, et elle ne porte plus de couche depuis. Je ne dis pas qu’il n’y aura plus d’accidents, mais nous avons officiellement dit au revoir aux couches… et comme il y a longtemps qu’elle ne fait plus pipi la nuit, même si on ne lui avait pas enlevé sa couche encore, elle est vraiment propre à 100 %.

Ce qui veut dire que je n’ai vraiment plus de bébé! Ma fillette est grande, on l’en a enfin convaincue. (Elle voulait toujours jouer à être un bébé quand elle refusait d’être propre. Maintenant, elle ne veut plus qu’on dise qu’elle est un bébé.) Les couches, c’est fini! Pour toujours! Woo hoo! Bon, j’ai quand même une certaine nostalgie de mes tout petits bébés dans leur grosse couche de tissu qui leur faisait un derrière gigantesque, mais je ne m’ennuierai pas des couches qui débordent de partout. Et puis, de toutes petites culottes de toute petite fille, c’est bien mignon aussi!

À trois ans, Cocotte semble avoir un peu rattrapé les autres du côté de la grandeur, même si elle demeure dans les petites. Elle est extrêmement volubile et je passe mon temps à lui demander de baisser le ton (on va finir par l’ammener chez le médecin, j’ai l’impression qu’elle a les oreilles bloquées par la cire!) Elle continue de faire des crises (p. ex., elle refuse de se faire examiner par un médecin), mais moins souvent qu’avant. La plupart des repas se passent maintenant sans larmes (je sais, c’est une drôle de réussite, mais croyez-moi, c’est un véritable changement!). Elle continue de nous défier et de faire le contraire de ce qu’on lui demande, elle continue de provoquer son frère exprès, mais au moins ce n’est pas toujours. Je ne sais pas si c’est le retour à l’école ou une nouvelle maturité, mais il me semble que depuis quelques semaines, on respire un peu mieux…

Oh, et elle a de beaux cheveux! Tout le monde me fait des commentaires sur ses cheveux, même les passants que je ne connais pas. Il faut dire que c’est assez frappant, comparé aux autres filles de son âge, elle a vraiment des cheveux d’adulte, blonds, qui frisent en boudins… Elle est pas mal mignonne, même si ce n’est pas aussi important que son intelligence et son imagination débordante!

Mon moment préféré de la journée avec Ti-Loup, c’était le coucher quand je lui chantais une chanson en lui disant bonne nuit. Avec Cocotte, c’est très différent: le soir, elle est souvent insupportable, sans doute parc qu’elle est brûlée en raison de l’absence de sieste (que je vous ai sûrement déjà expliquée) et je n’ai pas souvent l’occasion de lui chanter une chanson. Non, avec elle, mon moment préféré, c’est au réveil. Elle m’appelle encore la plupart du temps (même si elle est maintenant capable d’ouvrir les portes, elle ne l’a encore jamais fait pour se “sauver” de sa chambre) et quand je vais la chercher, elle est encore toute chaude et elle se blottit contre moi. Je lui fais un gros câlin et on descend ensemble en se tapotant le dos mutuellement. Souvent, elle reste collée contre moi pendant quelques minutes avant que je la dépose sur le divan pour aller prendre ma douche. Mais ces quelques minutes où elle me dit si elle a bien dormi et où on parle de la journée qui commence me font presque oublier tous les coups qu’elle m’a assenés. Presque…

Ma fille, donc, a trois ans. Quelqu’un m’a demandé, le jour de sa fête, “Est-ce que tu as l’impression que ça a passé vite?”, et j’ai répondu “Oh non, ça a été trois longues années!”. C’est vrai que les journées sont dures, mais les années passent quand même vite. Ce que je trouve surtout dur c’est de réaliser qu’elle a l’âge que Ti-Loup avait quand elle est née. Quand Cocotte est née, Ti-Loup, c’était mon grand garçon, raisonnable, mûr, il se levait, s’habillait seul et allait jouer une heure en bas pendant qu’on essayait de se remettre de notre nuit entrecoupée. Cocotte, elle, s’habille seule seulement si on insiste, elle n’est pas du tout aussi raisonnable ni aussi mûre. Elle a tout simplement une personnalité différente, mais c’est aussi mon bébé et on l’a donc peut-être moins poussée vers l’indépendance? Tant pis! J’en profite pendant que j’ai encore le droit de lui faire des câlins et de lui donner des bisous!

Les trois dernières années (et peut-être surtout les deux dernières) n’ont pas été de tout repos. Je ne sais pas combien de fois j’ai eu envie de pleurer le soir, épuisée, devant la pile de vaisselle et de linge à laver. Je regarde mon amie qui n’a qu’un enfant, et parfois je lui envie tout son temps libre, elle dont le garçon est déjà pas mal autonome et n’a pas besoin d’une surveillance de tous les instants. Mais je savais que ça allait être dur. Je ne savais pas à quel point, c’es sûr. Mais un jour, ma Cocotte si têtue va être devenue une adulte (plus ou moins) raisonnable et elle va quitter la maison et je vais pleurer comme une Madeleine. Je sais que je ne regretterai pas de l’avoir eue, même si elle va m’en avoir fait vivre de toutes les couleurs. Et je sais que les qualités qui la rendent si difficile aujourd’hui, son intelligence, sa détermination, son indépendance, vont en faire une adulte intéressante et allumée avec laquelle j’aurai beaucoup de plaisir à rire des frasques de son enfance.

Je lui souhaite quand même d’avoir une petite fille juste comme elle pour que je puisse prendre ma revanche! Après tout, Cocotte est une soie avec sa grand-mère, ce n’est qu’avec nous qu’elle est insupportable!

Bonne fête ma grande… Je t’aime!

Imagination fertile

Dimanche, je revenais d’une autre petite sortie pour faire des commissions avec Cocotte (Ti-Loup a le rhume et préférait donc rester couché sur le divan à la maison à se plaindre de son mal de tête. Cocotte aussi est malade, mais Ti-Loup, lui, a un rhume d’homme. Je ne pensais pas que ça commençait si jeune, mais à seulement six ans, il est déjà tellement plus malade que sa soeur!). Nous marchions main dans la main sur le trottoir, presque de retour chez nous, quand Cocotte se rend compte qu’elle n’a pas dit un mot depuis au moins trois secondes et elle ne peut pas laisser se perdre une aussi bonne occasion de monopoliser toute mon attention:

- Maman, what are you doing?

Soupir! Elle demande tout le temps ça, à tout le monde, même quand c’est super évident. Ça me tanne un peu alors je réponds souvent quelque chose d’absurde:

- Je me brosse les dents.
- Non! (Cocotte ricane). Non, you’re riding in a auto.
- Ah, bien sûr!
- Oui, you’re riding in a auto and I’m riding on a mauve horse.

Eureka!

Je viens de faire une découverte bien tardive qui change tout… Mes deux enfants sont absolument charmants… séparément! Ce n'est que quand ils sont ensembles que j'ai du mal à les supporter!

Aujourd'hui, normalement, je serais allée faire des commissions avec les deux pour que Papa puis travailler. Mais j'ai eu un flash: Ti-Loup peut rester à la maison, il va jouer tranquille avec ses Legos ou aller jouer dehors dans la cour, il n'a pas besoin d'une grande supervision, et ça va être plus facile avec juste un enfant. Eh! Bien, Cocotte a été charmante! Notre sortie s'est bien passée, je n'ai pas perdu patience parle qu'il y en avait juste un qui me posait constamment des questions et n'arrêtait pas de parler, pas deux en même temps… Nous avons fait une très belle sortie, et Papa a pu travailler tranquille. Pas d'enfants qui se tapent dessus ou s'assoient l'un sur l'autre ou se lancent des jouets par la tête… Une vraie bouffée d'air frais!

C'est peut-être juste de la chance. Mais je crois plutôt que j'ai trouvé une piste de solution. Diviser pour mieux régner! Évidemment, je ne peux pas toujours faire ça puisque je veux passer du temps avec Ti-Loup aussi et que si je laisse Cocotte à la maison, Papa ne pourra pas vraiment travailler. Mais de temps en temps, ça fait du bien!

Des fois, les étoiles sont bien alignées!

Je vous ai sûrement parlé de ma bonne amie qui est partie habiter en Australie… Même si elle et son mari ont choisi de vivre à Vancouver, ils n’y ont pas des racines très profondes : ses parents sont en Écosse, sa belle-famille, en Afrique du Sud et son frère, en Nouvelle-Zélande. Alors quand son employeur lui a offert un contrat de 18 à 24 mois en Australie, elle a sauté sur l’occasion, surtout que les conditions étaient géniales : tous leurs frais étaient payés là-bas, ils peuvent louer leur maison pour un montant supérieur à leur hypothèque ici, son mari était lui aussi embauché par l’entreprise et ça allait lui donner une expérience de gestion pour son CV. Elle est donc partie il y a 6 mois, et on ne s’était pas vraiment donné de nouvelles depuis, si ce n’est quelques bribes sur Facebook.

Et justement, lundi, sur Facebook, son mari lui a souhaité un beau voyage à Vancouver. Je me suis dit qu’occupée comme elle est toujours, elle n’aurait sûrement pas le temps de nous voir. Qu’elle a plein d’autres amis à qui elle accorderait sans doute la priorité. Que si elle voulait me voir, elle m’aurait écrit… Plein d’idées défaitistes inspirées par mon manque de confiance en moi habituel. Mais bon, on s’entend vraiment bien (quand elle est ici), nos enfants s’entendent bien, nos maris s’entendent bien… alors j’ai décidé de prendre la chance de me faire rejeter et je lui ai envoyé un courriel mardi soir en expliquant qu’elle n’aurait sûrement pas le temps de me voir, mais bla bla bla.

Elle a répondu hier : elle venait d’atterrir, le voyage avait été décidé à la dernière minute, elle n’avait pas eu le temps de contacter personne, mais n’avait aucun plan. Elle s’ennuyait des sushis de Vancouver et se demandait si on avait envie d’en commander pour le souper. Ce n’est qu’en lisant son message que je me suis rendu compte à quel point je m’étais vraiment ennuyée d’elle… Je l’ai appelée, on s’est donné rendez-vous pour souper à la maison, et on a passé une soirée géniale! On a pu rattraper le temps perdu, elle nous a montré des photos des enfants, elle a confirmé qu’ils ont toujours l’intention de revenir, et elle a même dit qu’elle essayerait de venir faire la course Terry Fox avec nous dimanche.

Parfois, il faut faire taire les voix négatives qui essayent de nous faire croire qu’on n’en vaut pas la peine, et il faut foncer un peu! Qui ne risque rien n’a rien. Quand on essaie un peu, parfois, les étoiles s’alignent juste comme il faut!

Chat errant

Je ne vous ai pas raconté les mésaventures estivales de notre chat…

Un beau jour, alors que Papa était en conférence téléphonique, ça a cogné à la porte. Il a répondu et s’est trouvé face à notre voisin, son chat dans les bras. Le voisin, silencieux, semblait s’attendre à une réaction de la part de Papa, qui, distrait par l’appel en cours, ne savait pas trop quoi dire… jusqu’à ce qu’il se rende compte que ce n’était pas le chat du voisin qu’il avait dans les bras. C’était notre chat! Ils se ressemblent, mais le nôtre a des pattes blanches, et le chat du voisin est en fait une chatte. Papa a récupéré le chat, croyant qu’il s’était simplement sauvé dehors comme ça lui arrive parfois et miaulait à la porte, a remercié le voisin et est retourné à son appel.

Le soir venu, le voisin a cogné à la porte et m’a raconté avoir trouvé notre chat… sur son lit, dans sa chambre! Il était donc sorti par notre porte patio, avait escaladé le mur de brique d’au moins 5 pieds de haut (alors qu’il semble maintenant avoir du mal à sauter sur notre congélateur où on mettait auparavant sa nourriture), était passé sous la porte de leur patio, entré par leur porte patio et avait monté les escaliers avant d’aller se coucher sur leur lit, où dormait déjà leur chatte. J’en suis restée bouche bée! Notre chat tolère assez bien la chatte du voisin, mais celle-ci feule quand il vient trop proche. Mais appremment, ça ne lui dérangeait pas de partager avec lui un grand lit, en autant qu’ils soient chacun tourné du côté opposé.

Notre chat s’est depuis glissé dans leur appartement au moins quatre ou cinq fois, et a pris l’habitude de vider le plat de nourriture de leur chatte, ce qui rend la chose un peu moins drôle parce que c’est tannant pour eux et que ça le rend malade. On a commandé une porte moustiquaire (notre porte patio n’étant pas d’un format habituel) parce que si on ne peut pas ouvrir la porte patio l’été prochain, on va mourir de chaleur! En attendant, on ne laisse qu’une petite ouverture par laquelle le chat ne peut pas se faufiler… mais encore hier, Cocotte a ouvert la porte un peu plus et le voisin nous a ramené notre chat.

Heureusement, notre voisin trouve la chose très amusante. Il est très sympathique, et c’est tout un énergumène : il a des tatouages partout et, malgré ses 50 ans, de multiples piercings. Il porte souvent un kilt noir avec des chaînes partout… et il nous rapporte notre chat en lui faisant des guiili-guili, en lui parlant comme un bébé et en disant qu’il trouve ça trop mignon qu’il ait encore voulu aller voir sa blonde. Je pense que sa conjointe, par contre, trouve ça moins amusant, alors on fait très attention… Mais c’est peine perdue: notre chat finit toujours par se sauver.

À suivre!

Vive la rentrée!

Quand je suis déménagée à Vancouver, ça faisait 20 ans que je vivais au rythme de l’année scolaire. Tout à coup, j’avais un travail à temps plein, à l’année, et j’allais devoir prendre des vacances, quand bon me semble plutôt que durant les congés scolaires. En plus, je me retrouvais à un endroit où il ne neige pratiquement jamais, où le gazon est toujours vert et où il peut faire 8 degrés Celsius autant en octobre qu’en janvier ou en mars. Il me fallait souvent réfléchir quelque secondes avant de me rappeler la saison ou le moment de l’année en cours. J’étais vraiment dépaysée.

Mais Ti-Loup a commencé l’école l’an dernier, et depuis nous vivons de nouveau au rythme de l’école. Nous devons prendre nos vacances durant les congés scolaires. Nous devons acheter ses fournitures et nous assurer qu’il a des souliers et du linge qui lui font après un été en shorts sport et en sandales. Nous nous sommes remis à préparer des lunchs. Mais après un été mouvementé, je trouve le retour à la routine agréable. Je crois que je deviens vieille: je n’aime plus tellement les surprises et je préfère le train-train quotidien! La vie scolaire, c’est familier.

Mardi, je suis donc allée conduire Ti-Loup à l’école puisqu’il n’y allait que pour une heure trente la première journée.En Colombie-Britannique, les élèves ne sont pas répartis dans les classes avant la fin de la première semaine d’école, qu’ils passent dans leur classe de l’année précédente avec leur ancien professeur. Mais puisque les enseignantes de maternelle doivent accueillir les nouveaux-venus, ceux qui commencent leur première année passent la semaine avec les enseignants spécialistes. Tout le monde se plaint parce qu’ils ne font pas grand-chose, mais apparemment c’est nécessaire pour le classement des élèves. On ne saura donc que demain qui sera dans la classe de Ti-Loup, et en attendant, il a repris la routine et retrouvé ses amis sans problème.

Papa, lui, est allé mardi matin à la prématernelle avec Cocotte. Normalement, c’est sans les parents, mais pour la première semaine, il reste avec elle. Cocotte, qui ne voulait rien savoir, a beaucoup aimé sa première demi-journée (on verra comment ça va aller aujourd’hui pour la deuxième). Notre plus grande crainte demeure le fait qu’elle refuse de faire caca ailleurs que dans sa couche (ou ses culottes), et pour la prématernelle, elle est supposée être propre. Les couches (et culottes d’entraînement) sont interdites, et nous avons décidé de l’envoyer quand même en espérant qu’elle se retiendrait là-bas. On verra!

Voici donc la photo de mes deux grands devant chez nous la première journée d’école… Cocotte ne voulait pas regarder l’appareil alors Papa a utilisé la bonne vieille tactique : “Regarde, Cocotte, du mauve!”. Ça fonctionne à tout coup.

Bonne rentrée!

L’été en 18 photos

Nous avons un problème technique à la maison. Papa a besoin d’utiliser un émulateur Windows pour travailler sur son ordinateur Mac (pour le travail à contrat qu’il fait le soir). Notre ordinateur n’étant plus suffisamment puissant pour les logiciels d’aujourd’hui, on ne peut faire fonctionner à la fois l’émulateur Windows et le logiciel de photo. C’est pourquoi j’ai du mal à avoir accès aux photos, notre logiciel étant rarement allumé. Mais voilà, hier j’ai pris le temps d’exporter tout plein des photos pour pouvoir vous donner une idée de ce que nous avons fait cet été!

Tout d’abord, on est allés au Québec, mais ça, j’en ai parlé un peu et puis, vous étiez là :-) Je vais donc commencer après. Ti-Loup a fait une semaine de camp de baseball. Ça aurait pu être génial, mais ça a été décevant. Le responsable avait l’air d’un schizophrène en pause de médicaments… Papa ne réussissait pas à obtenir une réponse à une question simple, il était vraiment étrange! En plus, c’était pour les 6 à 12 ans et je pensais qu’ils allaient séparer les enfants par groupes d’âge, mais non. Certains “grands” étaient très tannants et ralentissaient le déroulement pour tout le monde, parfois les “petits” restaient assis sur le banc pendant que les “grands” apprenaient à lancer, bref, c’était mal organisé. Ti-Loup a surtout aimé le vendredi quand ils sont allés voir les Canadians, de Vancouver, équipe mineure associée aux Blue Jays de Toronto. Au début de la partie, il a pu aller sur le terrain courir jusqu’au champ avec un joueur (il porte le T-shirt vert)!

Nous sommes ensuite allés passer une semaine à Kelowna durant laquelle il a fait beaucoup trop chaud, mais nous en avons quand même profité pour faire une petite saucette dans le lac Okanagan!

Les enfants ont aussi eu la chance de jouer avec leur cousin. En fait, c’est le petit-fils de la cousine de la mère de Papa. Ça a l’air loin, mais pour remettre en perspective, c’est le même lien qu’il y aura entre les enfants de Ti-Loup et les enfants de ma filleule.

Il a trois ans et demi et aime beaucoup la lutte entre cousins!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis qui dit Kelowna en juillet dit cueillette de cerises… Un voyage là-bas ne serait pas complet si on n’avait pas la chance de grimper aux échelles pour remplir nos seaux. Au total, en deux séances de cueillette, on a acheté environ 200 lb de cerises, dont on a équeuté et dénoyauté au moins les trois quarts pour les faire congeler ou les déshydrater en vue du long hiver…

 

 

 

 

 

 

De retour de Kelowna, les enfants ont fait une semaine de camp à Science World (Cocotte avec Papa, Ti-Loup tout seul). C’est un camp très bien organisé, axé sur les sciences, bien sûr, mais nous avons encore une fois été très impressionnés. Ils ont tous les deux beaucoup aimé, même si Cocotte n’était pas sûre de vouloir y aller au départ.

Ensuite, Ti-Loup a fait une semaine de camp de Légos. Il a adoré! Vous le voyez ci-dessus avec la catapulte qu’il a construite. Le thème du camp, donné par Bricks4Kids, était la robotique, et ils pouvaient donc fabriquer des modèles comportant des moteurs. Ceux-ci étaient reliés à un logiciel simple et ils pouvaient les programmer pour leur faire faire certaines choses. Encore une fois, un franc succès!

Pour sa fête, Ti-Loup voulait inviter trois amies de l’école, plus son meilleur ami de la Coop. Mais son ami ne parle pas français et ne joue pratiquement jamais avec des filles, alors on a décidé de diviser sa fête. Le jour même, on a mangé un gâteau à la Coop avec tous les enfants (et leurs parents, puisque la réputation des gâteaux à la crème glacée de Papa n’est plus à faire). La fin de semaine suivante, on a amené les trois filles et Ti-Loup jouer au parc et manger une crème glacée à l’île Granville. La première fête a eu plus de succès que la deuxième, puisque les filles ont un peu mis Ti-Loup de côté, mais on a quand même eu bien du plaisir. Voici le gâteau de fête pour la Coop; s’il y a un chien au champ centre, c’est parce que quand Ti-Loup joue au baseball à Kelowna, c’est Sherpa qui sert de voltigeur…

Nous avons dû annuler une fin de semaine de camping pour la fête de Ti-Loup, et l’autre fin de semaine pour plusieurs raisons, dont le fait que Papa devait travailler, qu’il était interdit de faire des feux de camp en raison du temps sec, qu’on devait retourner à Kelowna la fin de semaine suivante et qu’on était tous épuisés. Mais on s’est quand même amusés pour le reste de l’été. On est allés passer un samedi à l’île Granville avec un ami et sa fille, qui est née exactement entre Ti-Loup et Cocotte et avec laquelle ils se sont énormément amusés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes aussi retournés voir les Canadians, et les deux enfants ont pu aller sur le terrain après la partie pour courir sur les buts et saluer les mascottes.

 

Cocotte, qui est une enfant normale, veut aller au baseball pour les hot dogs, les mascottes et la course sur les buts, et passe la partie à grimper sur les bancs et à se plaindre. Ti-Loup, erreur de la nature, regarde la partie avec un intérêt et une attention extrêmement soutenus, en ne détournant pas son regard du terrain (même rendu à onze manches) et en posant question après question. Heureusement que j’ai grandi dans une famille d’amateurs de baseball, alors je peux répondre à ses questions!

On est aussi allés à la PNE, foire agricole/parc d’attractions, et Cocotte était juste assez grande pour aller dans les manèges pour enfants. Nos deux zigotos se sont bien amusés, et nous aussi avons eu bien du plaisir avec nos amis, dont le fils est aussi le meilleur ami de Ti-Loup.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre été s’est terminé, comme je vous l’ai raconté hier, par un dernier voyage à Kelowna où nous avons rencontré tout plein de nouveaux membres de la famille de Papa.

Et maintenant c’est le retour à l’école… Mais je vous en reparle dans un autre billet!

Une nouvelle famille

Ça faisait longtemps que je n’avais pas passé une aussi belle fin de semaine.

Toute notre petite famille s’est rendue à Kelowna pour le long congé afin d’assister à une cérémonie à la mémoire de la grand-mère de Papa, décédée en octobre dernier. Tous les cousins de Papa y sont venus, et c’était la première fois que je les rencontrais. En fait, c’était aussi la première fois que Papa les rencontrait – sauf son cousin le plus âgé, qu’il avait déjà vu quand il avait trois ans et dont il ne se souvenait donc pas du tout. Et même si un seul cousin a emmené sa fille (de 15 ans), et qu’il n’y avait donc pas d’enfants de l’âge des miens, qu’à celà ne tienne: ils se sont amusés comme des fous. Ti-Loup a réussi à convaincre la cousine, la petite-cousine, un cousin et la tante de Papa de jouer au baseball avec lui. On a fait des feux. On a fait griller des guimauves. On les a laissés se coucher tard. Et à l’exception d’une énorme crise de Cocotte et de nombreux réveils nocturnes, qui nous ont fatigués, ça a vraiment bien été. Même à l’église, les enfants ont été raisonnablement tranquilles! Et le voyage en auto s’est, miracle des miracles, plutôt bien passé (même s’ils n’ont pas dormi une minute).

J’en repars avec un grand regret: ne pas pouvoir passer plus de temps avec ce côté de la famille. Un des cousins de Papa habite en Ontario et a trois enfants; je peux donc comprendre qu’on ne puisse pas le voir souvent. Mais trois cousins sont à Calgary et les deux autres, en Colombie-Britannique. Même s’ils n’habitent pas la porte à côté, ce sont quand même des distances qui se font en auto. C’est sûr que je ne ferais pas ce genre de chemin tous les ans, mais il reste qu’ils ne s’étaient pas vus depuis plus de trente ans! J’ai l’impression que la mère de Papa et ses frère et soeur ne doivent pas faire de gros efforts pour réunir la famille… Maintenant qu’on s’est rencontrés et très bien entendus, au moins avec les trois enfants de l’oncle de Papa, on espère refaire ça avant les prochaines funérailles…

J’ai aussi été fascinée en réalisant à quel point la famille de la grand-mère de Zak est peu nombreuse. Celle-ci, Marie, est née en 1924, la troisième d’une famille de sept. Son frère aîné, Bill, ne s’est jamais marié et n’a pas eu d’enfants; il est mort au début des années 1980 et je ne l’ai donc bien sûr pas connu. La suivante, Ann, a eu une seule fille, la cousine dont la mère de Papa est la plus proche. Cette fille au deux enfants qui ont environ notre âge et qu’on voit assez régulièrement puisqu’ils habitent près de Kelowna, et deux petits-enfants qui jouent avec les miens. Ensuite vient Marie, qui a eu trois enfants, la plus grosse famille. De ces trois enfants sont nés huit petits-enfants et dix arrière-petits-enfants, ce qui n’est déjà pas énorme (seulement quatre des huits petits-enfants ont une descendants). Une des autres soeurs de Marie, Kay, a eu une seule fille, qui a un seul fils. Jo, elle, a eu deux enfants que je n’ai jamais rencontrés et je ne sais pas s’ils ont des enfants. La sixième, Stephanie, s’est mariée tard et n’a pas eu d’enfants; et Marilyn a eu une seule fille, qui n’a pas d’enfants.

De cette génération de sept ancêtres nés dans les années 1920, donc, sont issus seulement huit enfants, et de cette génération, environ une douzaine de petits-enfants. Comparons ça à la génération de ma mère, de la même génération que la mère de Zak (à la fin de la Guerre). Elle était la quatrième d’une famille de neuf, qui ont eu un total de vingt-deux enfants (si je n’en oublie pas). Et eux-mêmes ont à ce jour au moins vingt-huit enfants (j’en oublie sans doute) et ce n’est sûrement pas terminé puisque certains sont encore dans la jeune vingtaine. Il faut croire que l’héritage catholique du Québec y est pour quelque chose!

J’ai donc gagné cette semaine une famille que je ne connaissais pas. Une famille qui, contrairement aux parents de Papa, semble savoir s’amuser. Une famille chaleureuse qui ressemble à la mienne dont je m’ennuie tant et qui m’a rappelé à quel point ça me manque, ce genre de soirée où les enfants s’amusent avec certains pendant qu’on peut jaser avec d’autres. Une famille avec laquelle j’espère maintenant pouvoir garder des liens.

Et maintenant, la rentrée!