Clin d’oeil

Excusez l’anglais, mais celle-là il fallait que je vous la présente textuellement… Cocotte m’a surprise avec cette question l’autre jour :

- Maman, when am I going to be a baby in your tummy again?

Comme quoi elle n’a pas encore tout, tout compris!

Cinq ans

Nous avons fêté hier les cinq ans de Ti-Loup. C’est fou quand même. Déjà cinq ans depuis ce matin de congé où j’ai ressenti les premières contractions qui allaient me précipiter dans cette aventure sans fin, de loin la plus difficile au monde, soit le rôle de parent. Je me souviens très bien de la première nuit, durant laquelle il a assez bien dormi, mais où moi j’avais des flashbacks des douleurs de l’accouchement chaque fois que j’arrivais pour m’endormir. Puis, la deuxième nuit, il n’a presque pas dormi. On est partis de l’hôpital vidés avec notre petit bonhomme qui a crié durant tout le trajet en voiture. Ma mère est arrivée ce soir-là, venue m’aider dans mes relevailles. Je me souviens de l’émotion des grands-parents (des deux côtés) quand ils ont tenu ce petit bout de chou dans leurs bras pour la première fois. Je me souviens de son premier rire, que j’aimais tant que j’aurais tout donné pour le reproduire. De notre premier voyage au Québec. De la première fois où il a rampé jusqu’à moi pour venir me faire un câlin. De ses premiers pas. De son premier “vrai” mot, “ball”, alors qu’il s’élançait (de ses presque premiers pas) pour botter un mini ballon de soccer.

Je me souviens aussi des moins bons moments. Les nuits atroces durant lesquelles il me réveillait aux demi-heures, et où on a dû finir par le laisser pleurer parce que j’en perdais ma santé mentale. Les voyages en voiture durant lesquels il a crié sans s’arrêter. La nuit de gastro passée assise à le bercer parce que dès que je le recouchais il vomissait et qu’on avait peur qu’il se déshydrate. Sa première vraie chute, quand il s’est éclaté la lèvre et a fait une immense tache de sang sur le chandail de papa. Puis le point de suture sur sa lèvre, à trois ans.

Je me souviens de ses gâteaux de fête, le premier aux carottes, le deuxième, un chantier de construction, le troisième, un débarquement sur la lune, le quatrième, un bateau de pirates. Je me souviens de son premier Halloween, déguisé en poulet, alors qu’il se promenait en disant “Cot cot cot”. Je me souviens du Noël de ses quatorze mois, alors qu’on lui avait offer un vélo sans pédales et qu’il avait passé deux semaines à chevaucher le cadeau emballé parce que ça ressemblait quand même vaguement à une monture. Je me souviens de sa première journée de prématernelle, sans aucune larme. Je me souviens à quel point il a été gentil quand sa soeur est née, malgré le fait qu’il avait un gros rhume et qu’il ne pouvait pas l’embrasser sur le visage comme il aurait tant aimé le faire. Je me souviens de ses premiers tours de roue sur un vrai vélo de grand garçon, à seulement trois ans. Je me souviens des centaines d’heures passées dans la cour de notre immeuble à le pousser dans la balançoire, des milliers d’heures de poussette, à lui chanter des chansons, à me creuser les méninges pour penser à des chansons différentes à lui chanter, toujours en français, bien sûr, pour l’aider à connaître ma culture pendant qu’il n’en avait pas encore le choix.

Je n’oublie pas non plus toutes les crises, les coups de poing dans la porte, les larmes, les hurlements. C’est ça, aussi, un enfant. Mais j’essaie de me concentrer sur les câlins et les bisous, les moments de douceur où il est allé spontanément vers quelqu’un qui avait besoin de lui et où j’ai éclaté de fierté. Tout particulièrement le jour de la fête de notre voisine malade, quand elle a figé devant une cinquantaine de personnes venues lui faire une surprise et qu’il l’a dégênée en s’avançant spontanément vers elle pour lui faire un câlin.

Mon fils est un être sensible, anxieux même, qui a beaucoup conscience de ce qui se passe autour de lui. Qui veut tout savoir. Même s’il me fatigue par ses questions incessantes et par sa manie de toujours me pousser à bout pour savoir où exactement se trouvent mes limites, même s’il est particulièrement têtu, il est aussi intelligent, curieux, déterminé, persévérant et, dans l’ensemble, un très gentil petit garçon. Un peu trop obsédé par les sports (vélo, hockey, soccer), mais donc très en forme, et qui aime aussi beaucoup se faire lire des histoires, y compris des bandes dessinées belges.

Il a maintenant cinq ans et s’apprête à commencer la maternelle. C’est dur à croire. Ça passe tellement vite! Toujours, et en particulier depuis un an (autre billet à suivre), je suis consciente de la chance que j’ai d’être la mère de cet enfant, tellement en santé, tellement génial, tellement charmant. La chance, aussi, de partager mon travail de parent avec un Papa joueur, patient, plein d’imagination pour occuper ces deux enfants exigeants, un Papa qui ne croyait pas avoir la vocation mais qui a plongé dans l’aventure (imprévue, dans le cas de Ti-Loup) sans trop regarder en arrière.

En terminant, voici quelques photos reproduites de mon autre blogue (parce que je n’en ai pas d’autres sous la main) pour montrer un peu l’évolution de Ti-Loup au fil des ans.

Ça grandit vite

Non seulement Cocotte est-elle passée de la bassinette au petit lit la semaine dernière, mais hier, en revenant du travail, j’ai eu du mal à la reconnaître: Papa avait réussi à la convaincre de se laisser attacher les cheveux, et ceux-ci sont maintenant assez longs pour qu’on lui fasse une seule queue de cheval derrière la tête!

J’avais déjà essayé la fontaine sur le dessus de la tête (mignon, mais Papa n’aime pas trop) et les deux lulus pour attacher seulement son toupet de chaque côté de la tête (mais ça prend deux fois plus de temps, et donc de patience, ce que Cocotte n’a pas en trop, et c’est habituellement très asymétrique étant donné le manque de collaboration). Mais j’ai tellement trouvé qu’elle avait l’air grande, ma toute petite puce, avec sa queue de cheval!

C’est officiel, je n’ai vraiment plus de bébé.

Non, en fait elle boit encore au sein le matin (et très rarement en fin d’après-midi) et elle porte encore des couches. Quand elle va avoir franchi ces deux étapes, je pourrai dire que je n’ai vraiment plus de bébé. Mais c’est dur d’y croire avec les phrases qu’elle nous sort ces temps-ci!

Surprise!

Les enfants ont, un jour, trouvé en jouant le petit pot de Ti-Loup, relégué aux oubliettes depuis belle lurette. Ils l’ont sorti, sans doute pour se le mettre sur la tête (n’est-ce pas la chose la plus logique à faire avec un petit pot) et il est resté dans leur chambre depuis. Parfois, quand je change la couche de Cocotte, elle décide qu’elle veut aller sur le pot. Elle sait à quoi ça sert, mais elle n’y fait jamais rien. Elle s’assoit quelques secondes puis déclare qu’elle a fini, ou alors elle refuse de quitter le pot (habituellement quand on est pressés) même si elle n’y fait rien du tout.

Mardi, avec Papa, elle est allée s’assoir sur le pot, mais Papa a dû aller chercher quelque chose dans notre chambre pendant ce temps-là. Quand il est revenu, quelle ne fut pas sa surprise de constater que Cocotte avait fait pipi dans le pot! Il a bien sûr célébré l’exploit. Quand je suis revenue du travail, pendant que je changeais la couche de Cocotte, il m’a raconté l’histoire. Ma fille a entendu, demandé à aller sur le petit pot et fait un autre pipi! Deux dans la même journée!

Je ne vais pas pour autant ranger les couches. Elle n’a que 18 mois et elle est têtue, alors je ne suis pas à la veille d’essayer activement de la mettre propre. On va seulement garder le petit pot à portée de fesses, et peut-être l’encourager plus souvent à l’utiliser, mais sans insister. Elle a encore bien le temps de profiter de ses couches! Mais bon, c’est un revirement de situation inattendu et bienvenu. Je sais que j’en ai encore pour un petit bout à laver des couches, mais ça ne me manquera pas trop quand ça va être terminé!

Remarquez, je dis ça, mais le jour où je vais vraiment me débarrasser des couches, je suis sûre que je vais trouver ça dur. J’ai vraiment aimé mes couches de tissu et mes enfants au gros derrière, et puis ça va vouloir dire que je n’ai vraiment plus de bébé! Enfin, on y verra en temps et lieu…

Ma grande fille…

Même si elle se désigne encore sous le nom de “Bébé”, Cocotte est rendue une grande fille. Ce matin, elle m’a même laissée, pour la première fois, lui faire une queue de cheval sur le dessus de la tête pour ne pas qu’elle ait le toupet dans les yeux. Elle est pas mal mignonne (désolée, pas de photo pour l’instant). Elle continue d’améliorer son vocabulaire et exprime des idées de plus en plus complexes et abstraites. Sa nouvelle passion est le dessin; elle dit “daw!” pour qu’on lui donne du papier et des crayons, ou des craies dehors.

Et elle grandit physiquement aussi. Quand elle avait environ neuf mois, j’étais allée acheter des sandales pour Ti-Loup. Comme les souliers de bébé étaient en vente et que Cocotte se tenait debout et semblait décidée à marcher bientôt, je lui en avait acheté une paire, de taille 4 selon la recommandation de la vendeuse. Quand elle a vraiment commencé à marcher, à 11 mois et demi, on a dû se rendre à l’évidence : les souliers étaient beaucoup trop grands pour elle. On lui avait donc acheté des 3 (pour donner un élément de comparaison à mes lecteurs, les premiers souliers de Ti-Loup, à 11 mois, étaient des 5). Comme il est difficile de trouver des souliers de cette taille minuscule, on n’avait pas eu de choix et c’étaient des souliers marine (“de gars”). Mais on s’en foutait puisqu’ils lui allaient parfaitement.

Finalement, à plus de 17 mois, Cocotte est rendue trop grande pour ses souliers de taille 3 et porte fièrement ceux de taille 4 achetés il y a presque un an. Et il sont tellement mignons! Ce sont des souliers ouverts, très féminins. C’est Ti-Loup qui les avait choisis au magasin entre deux paires.

 

Et Cocotte est tellement “fifille” que Papa et moi avons un peu peur de l’avenir (lui qui n’aime pas le rose et moi qui ne me suis pas maquillée depuis… mon mariage). L’autre jour, j’ai trouvé des bottes de pluie qui sont à peine trop grandes pour elle (personne ne fait des bottes de taille plus petite que 5 parce que personne n’est supposé marcher quand ils sont plus petits que ça). Ce sont des 5, mais elles sont faites petites. Je n’ai pas choisi la couleur : elles sont roses avec des dessins pastels. Eh bien, Cocotte adore les mettre et se promener avec dans la maison. En plus, si elle voit un chandail traîner, même si c’est à Ti-Loup, elle va essayer de le mettre (parfois les jambes dans les manches, mais peu importe). Elle est vraiment comique.

Sinon, après une tournée générale de gastro la semaine dernière (enfin, pas une grosse gastro, juste un petit virus qui a fait vomir Ti-Loup pendant 24 heures et Cocotte une fois, et a rendu Papa et moi nauséeux), tout le monde est rétabli et la vie est belle.

Caleb

Vous ne connaissez sûrement pas Caleb, puisqu’il n’existe pas et que selon toute vraissemblance, il n’existera jamais. Caleb, c’est le nom qu’on aurait sans doute donné à Cocotte si elle avait été un garçon. Mais c’était plus qu’un nom… j’étais assez convaincue que j’allais avoir un garçon, alors sans le nommer vraiment dans mon bedon, je l’imaginais en Caleb.

En fait, on n’était pas fixés, Papa et moi. Lui préférait Félix, je crois, un nom pas mal rare ici, mais tellement fréquent au Québec que ça ne m’attirait pas tant que ça. Moi j’aimais bien Caleb, un nom rare au Québec, un nom vieux, mais que tout le monde aurait su écrire. Ici, par contre, ça revient à la mode. Papa hésitait. Mais j’aurais sans doute remporté, puisque (même si je ne le dirais pas trop fort), les noms de Cocotte et de Ti-Loup, ce sont ceux que j’avais choisis… J’ai, les deux fois, réussi à venir à bout des hésitations de Papa.

Caleb, donc. Pourquoi étais-je aussi certaine que ce serait un garçon? En fait, mes grossesses n’ont pas été si semblables: j’ai eu des nausées la deuxième fois, ce qui ne m’était pas arrivé la première, même si elles ont quand même été très limitées. Mais j’ai mis ça sur le dos de mon âge plus avancé. Je mangeais un peu moins la deuxième fois. Mais tout ça, de toutes façons, ce sont des histoires de grand-mère. Et je n’ai jamais cru aux pressentiments des mères qui “savent” si elles portent une fille ou un garçon depuis toujours. En tout cas, moi, je n’ai jamais senti ça. Mon premier doute m’est venu avec l’écographie de 20 semaines (environ, de mémoire) alors que la technicienne, une francophone, avait dit “Il… le bébé est…” Je ne me souviens plus de la phrase, mais peu importe. Elle avait justifié son emploi du pronom “il” en se reprenant avec le mot “bébé”, mais j’ai pensé qu’elle avait peut-être vu le sexe et s’était échappée sans le vouloir.

Tout le monde, d’ailleurs, me prédisait un garçon, selon la forme de ma bedaine ou autres. Pas que je crois vraiment à ça non plus, mais ça me donnait plutôt envie d’avoir une fille juste pour les contredire. En fait, c’est surtout ça le hic… J’avais peur de vouloir une fille. À ma première grossesse, j’aurais voulu une fille puisque j’ai un neveu et pas de nièce. La deuxième fois, je m’étais pas mal fait à l’idée d’avoir un autre garçon. Ça aurait simplifié certaines choses (vêtements, chambre partagée, goûts partagés peut-être). Mais si j’avais eu un autre garçon, j’aurais quand même sûrement ressenti une petite pointe de tristesse à l’idée de ne jamais connaître ce que c’est que d’avoir une fille. Alors je ne voulais pas me laisser aller à “espérer” une fille parce que je ne voulais pas être déçue. Je suis partie avec l’idée que j’aurais sans doute un autre garçon, je m’étais tout à fait faite à l’idée et j’aurais été très contente d’avoir un petit Caleb.

Quand le bébé est sorti, on l’a posé sur mon ventre et j’ai voulu le tirer jusqu’à ma poitrine, un peu incertaine da la façon de manipuler ce bébé tout neuf et tout gluant, mais il ne se rendait pas parce que le cordon ombilical était trop court. Alors j’ai dû me soulever pour le regarder mieux et j’ai été en fait passablement surprise de découvrir que c’était une fille. Cocotte. J’ai été agréablement surprise, bien sûr. Mais j’ai aussi eu du mal à m’habituer au fait que c’était une fille. En plus du fait que je m’attendais à un garçon, le mot “bébé” étant masculin en français, je l’appelais toujours “il” dans ma tête. Pendant plusieurs mois, il m’est souvent arrivé de l’appeler “il” ou de penser à elle en terme de garçon. Puis je me suis habituée. Parce que c’est Cocotte, la seule et unique.

Mais je me demanderai toujours qui aurait été Caleb. Je ne sais pas encore ce que seront les rapports entre mes deux enfants – auraient-ils été différents si j’avais eu deux garçons? Une chose est sure: je l’ai toujours dit et je le répète, je suis bien contente qu’on ne choisisse pas le sexe de ses enfants. Parce que je n’aurais pas su quoi choisir. Et c’est bien mieux comme ça!

L’instant présent

Les parents ont tendance à avoir hâte à la prochaine étape de leurs enfants. Hâte qu’ils puissent s’asseoir, qu’ils marchent, qu’ils parlent. Mais dès qu’on arrive à l’étape suivante, on s’ennuie aussi de l’étape d’avant. Et on se rend compte que ce n’est pas vraiment plus facile maintenant. Alors on a hâte à l’étape suivante. Marcher, par exemple. J’avais vraiment hâte que Ti-Loup marche. Et quand il s’est mis à marcher, j’ai compris à quel point ça venait de me compliquer la vie. Alors j’ai eu hâte qu’il puisse mieux comprendre que non, ça veut dire non!

Avec Cocotte, j’ai un peu appris. Les gens, surtout les parents d’un premier enfant, me disaient “Wow, elle rampe déjà à 5 mois? Elle va marcher vraiment tôt!” Et moi, je prenais plutôt une tête d’enterrement en disant oui, malheureusement, je sens venir les problèmes, ça va être encore plus dur.

Je n’ai pas l’intention d’avoir un autre enfant, alors je veux essayer de profiter pleinement de chaque moment avec Cocotte. Déjà que Ti-Loup entre à l’école en septembre – il est tellement rendu grand! Je sais que je vais m’ennuyer des câlins quand ma fille va cesser de boire au sein, quand elle ne voudra plus se coller sur moi, quand elle ne m’accueillera plus comme l’enfant prodigue chaque fois que je rentre du travail. Alors j’essaie de faire des réserves de beaux souvenirs. Mais c’est dur de s’empêcher d’avoir hâte. Hâte qu’elle dorme mieux. Hâte qu’elle puisse nous dire ce qu’elle veut pour que ce soit plus facile. Mais quand on va être rendus là, je vais m’ennuyer de ses premiers balbutiements, du temps où elle pointait un toutou en forme d’éléphant en disant “Bêêêêêê”. Non ma belle, ce n’est pas un mouton, même si c’est un animal gris.

Le temps passe si vite, il faut en profiter!

Maman!

J’ai appris à ignorer Cocotte quand elle pleure. Pas toujours, bien sûr. Je lui réponds quand elle a vraiment besoin de moi. Mais quand il est 5 heures du mat et qu’elle voudrait déjà que la journée commence, tant pis pour elle. Je sais où ça mène : si je vais la chercher, le lendemain elle va commencer à pleurer à 4 h 30. Alors je la laisse pleurer, et normalement elle se rendort. Ou au moins elle somnole. Même quand elle me fait ça à 22 h et que je décide d’aller voir si elle a sali sa couche, le fait que je sois allée la calmer rend toujours ses pleurs pires après, alors j’ai appris à l’ignorer quand je peux.

Sauf que maintenant elle dit “Maman!”. C’est une chose d’ignorer des pleurs, mais quand je l’entends qui m’appelle par mon nom, je trouve ça beaucoup plus difficile de résister. Je le fais quand même, mais ça vient me chercher.

Parfois je me demande si je suis sans coeur, par exemple quand je lis le blogue d’autres parents qui accourent au chevet de leurs petits (beaucoup plus vieux que Cocotte) dès qu’ils font du bruit. Mais au fond je sais bien que 1. Tous les bébés sont différents, et certains vont se calmer et se rendormir plus vite après la visite d’un parent,  le mien c’est le contraire; et 2. Si j’avais toujours fait ça, je ne pense pas que j’aurais survécu. En ce moment, je dors entre 6 et 7 heures par nuit et je survis difficilement. Si je me levais dès que Cocotte se met à pleurer, j’aurais pété les plombs il y a longtemps, et elle ne serait pas plus avancée.

Alors je continue à résister. Malgré le fait qu’elle crie “Maman!”