Brouillard

Ça fait presque une semaine qu’on vit dans la purée de pois. Je n’avais jamais vu du brouillard comme ça avant de déménager à Vancouver. Tous les automnes, on a une journée ou deux où on a l’impression de marcher dans un nuage : la proximité de l’océan, j’imagine. Mais cet automne, c’est vraiment particulier! On en est à une sixième journée de brouillard de suite. Il se lève parfois quelques heures, mais il revient vite tout couvrir. De la tour à bureau où je travaille, par moments, on ne voit pas les autres immeubles des alentours. On se croirait vraiment en plein ciel plutôt qu’au douzième étage. Parfois, le brouillard est si dense qu’il nous mouille quand on marche dedans. J’ai eu plusieurs fois le réflexe de vérifier si mes lunettes étaient sales pour me rendre compte que non, ce n’est que le brouillard!

En pleine saison d’Halloween, je trouve ça plutôt pertinent, le brouillard. Les automobilistes et les pilotes d’avion, eux, trouvent ça moins agréable. Et puis, c’est comme n’importe quoi, je finirais par m’en lasser. Mais il y a un côté féérique et magique qui m’interpelle. En plus, dans l’état de fatigue dans lequel je me trouve (Cocotte s’étant réveillée à 3 h du matin la nuit dernière, puis encore à 3 h 30 juste comme je me rendormais), la brume est encore plus d’actualité…