Joyeuse Halloween

C’est fait, c’est terminé! Cette année, Papa a abandonné ses velléités d’homme à tout faire. Avec un gros projet à terminer pour la compagnie qui l’embauche à contrat, il a acheté des bonbons plutôt que de faire des biscuits et on a acheté les costumes des enfants. Après avoir beaucoup joué au jeu Lego Pirate des Caraïbes sur la Wii, Ti-Loup voulait se déguiser en pirate. Cocotte voulait faire comme lui. Costco avait de beaux costumes dans les bonnes grandeurs. Papa se sent coupable de contribuer à la fièvre de la consommation qui caractérise maintenant l’Halloween… mais il va s’en remettre.

Cocotte est revenue de la prématernelle avec deux sacs à surprise remis par les parents d’autres bouts de choux… Une mère avait glissé sa carte de visite dans le sac (une entreprise s’adressant aux parents, quelle coïncidence!) et une autre avait ajouté un beaume pour les lèvres Avon, orné de son nom et de son adresse électronique. Suis-je la seule à trouver ça plutôt insultant? Comme si les enfants avaient besoin qu’on fasse déjà de la publicité sur leur dos à trois et quatre ans? Au moins, ça s’adressait aux parents et non aux enfants eux-mêmes…

La Coop avait fixé à 18 h 30 l’heure de début de la cueillette de bonbons. Quelques minutes avant, les enfants étaient tous dehors, ils n’en pouvaient plus d’attendre, et on a commencé notre tournée. Même si le pourcentage de résidents qui distribue des bonbons n’est pas très élevé, ceux qui le font sont généreux et comme il y a quand même 91 familles, les enfants ont ramassé un gros sac de bonbons en à peine 30 minutes! Après, on a marché jusqu’à un quartier près de chez moi où on trouve des maisons patrimoniales réaménagées en plusieurs appartements. C’est toujours noir de monde puisque partout ailleurs dans le coin, ce sont des blocs à apparements fermés à clé. Là, les maisons sont décorées, les gens qui donnent des bonbons aussi. Ça vaut le coup juste pour l’ambiance.

Au retour, on a trié rapidement les bonbons, j’ai fait un sac de ce que les enfants ont rejeté pour l’apporter au travail (mes collègues sont toujours heureux de me débarrasser des sucreries de trop) et il était déjà 21 h quand les enfants se sont couchés. Je sens que ce soir, on va payer pour leur manque de sommeil! Mais ils vous diraient que ça en a valu la peine… Aujourd’hui, sachant que les enfants auraient du mal à fonctionner, l’école de Ti-Loup les envoie tous au cinéma! Ils vont voir Ernest et Célestine, que nous avons regardé la semaine dernière pour préparer Ti-Loup, lui qui panique en regardant Curious George.

J’espère pouvoir afficher des photos bientôt…

Où est passé mon bébé?

Cocotte vient d’avoir trois ans. Et une semaine plus tard, je peux aussi officiellement annoncer qu’elle est propre!!!!!!!!

Eh oui, il y a longtemps qu’on se doutait bien qu’elle serait capable d’être propre, mais qu’elle s’obstinait à ne pas utiliser le petit pot pour nous défier. Je me rends maintenant compte de l’importance qu’avait la prématernelle dans sa décision. Avant de commencer l’école, elle refusait tout net de faire caca dans le petit pot. Couche ou pas, elle faisait caca dans ses culottes. Depuis son premier jour de prématernelle, elle n’a plus eu un seul accident pour le caca! En effet, elle savait qu’elle devait être propre pour aller à la prématernelle. Alors j’ai l’impression qu’elle se gardait une porte de sortie: si elle n’aimait pas la prématernelle, elle n’aurait qu’à avoir des accidents pour se faire renvoyer. Mais elle a aimé ça, et elle ne porte plus de couche depuis. Je ne dis pas qu’il n’y aura plus d’accidents, mais nous avons officiellement dit au revoir aux couches… et comme il y a longtemps qu’elle ne fait plus pipi la nuit, même si on ne lui avait pas enlevé sa couche encore, elle est vraiment propre à 100 %.

Ce qui veut dire que je n’ai vraiment plus de bébé! Ma fillette est grande, on l’en a enfin convaincue. (Elle voulait toujours jouer à être un bébé quand elle refusait d’être propre. Maintenant, elle ne veut plus qu’on dise qu’elle est un bébé.) Les couches, c’est fini! Pour toujours! Woo hoo! Bon, j’ai quand même une certaine nostalgie de mes tout petits bébés dans leur grosse couche de tissu qui leur faisait un derrière gigantesque, mais je ne m’ennuierai pas des couches qui débordent de partout. Et puis, de toutes petites culottes de toute petite fille, c’est bien mignon aussi!

À trois ans, Cocotte semble avoir un peu rattrapé les autres du côté de la grandeur, même si elle demeure dans les petites. Elle est extrêmement volubile et je passe mon temps à lui demander de baisser le ton (on va finir par l’ammener chez le médecin, j’ai l’impression qu’elle a les oreilles bloquées par la cire!) Elle continue de faire des crises (p. ex., elle refuse de se faire examiner par un médecin), mais moins souvent qu’avant. La plupart des repas se passent maintenant sans larmes (je sais, c’est une drôle de réussite, mais croyez-moi, c’est un véritable changement!). Elle continue de nous défier et de faire le contraire de ce qu’on lui demande, elle continue de provoquer son frère exprès, mais au moins ce n’est pas toujours. Je ne sais pas si c’est le retour à l’école ou une nouvelle maturité, mais il me semble que depuis quelques semaines, on respire un peu mieux…

Oh, et elle a de beaux cheveux! Tout le monde me fait des commentaires sur ses cheveux, même les passants que je ne connais pas. Il faut dire que c’est assez frappant, comparé aux autres filles de son âge, elle a vraiment des cheveux d’adulte, blonds, qui frisent en boudins… Elle est pas mal mignonne, même si ce n’est pas aussi important que son intelligence et son imagination débordante!

Mon moment préféré de la journée avec Ti-Loup, c’était le coucher quand je lui chantais une chanson en lui disant bonne nuit. Avec Cocotte, c’est très différent: le soir, elle est souvent insupportable, sans doute parc qu’elle est brûlée en raison de l’absence de sieste (que je vous ai sûrement déjà expliquée) et je n’ai pas souvent l’occasion de lui chanter une chanson. Non, avec elle, mon moment préféré, c’est au réveil. Elle m’appelle encore la plupart du temps (même si elle est maintenant capable d’ouvrir les portes, elle ne l’a encore jamais fait pour se “sauver” de sa chambre) et quand je vais la chercher, elle est encore toute chaude et elle se blottit contre moi. Je lui fais un gros câlin et on descend ensemble en se tapotant le dos mutuellement. Souvent, elle reste collée contre moi pendant quelques minutes avant que je la dépose sur le divan pour aller prendre ma douche. Mais ces quelques minutes où elle me dit si elle a bien dormi et où on parle de la journée qui commence me font presque oublier tous les coups qu’elle m’a assenés. Presque…

Ma fille, donc, a trois ans. Quelqu’un m’a demandé, le jour de sa fête, “Est-ce que tu as l’impression que ça a passé vite?”, et j’ai répondu “Oh non, ça a été trois longues années!”. C’est vrai que les journées sont dures, mais les années passent quand même vite. Ce que je trouve surtout dur c’est de réaliser qu’elle a l’âge que Ti-Loup avait quand elle est née. Quand Cocotte est née, Ti-Loup, c’était mon grand garçon, raisonnable, mûr, il se levait, s’habillait seul et allait jouer une heure en bas pendant qu’on essayait de se remettre de notre nuit entrecoupée. Cocotte, elle, s’habille seule seulement si on insiste, elle n’est pas du tout aussi raisonnable ni aussi mûre. Elle a tout simplement une personnalité différente, mais c’est aussi mon bébé et on l’a donc peut-être moins poussée vers l’indépendance? Tant pis! J’en profite pendant que j’ai encore le droit de lui faire des câlins et de lui donner des bisous!

Les trois dernières années (et peut-être surtout les deux dernières) n’ont pas été de tout repos. Je ne sais pas combien de fois j’ai eu envie de pleurer le soir, épuisée, devant la pile de vaisselle et de linge à laver. Je regarde mon amie qui n’a qu’un enfant, et parfois je lui envie tout son temps libre, elle dont le garçon est déjà pas mal autonome et n’a pas besoin d’une surveillance de tous les instants. Mais je savais que ça allait être dur. Je ne savais pas à quel point, c’es sûr. Mais un jour, ma Cocotte si têtue va être devenue une adulte (plus ou moins) raisonnable et elle va quitter la maison et je vais pleurer comme une Madeleine. Je sais que je ne regretterai pas de l’avoir eue, même si elle va m’en avoir fait vivre de toutes les couleurs. Et je sais que les qualités qui la rendent si difficile aujourd’hui, son intelligence, sa détermination, son indépendance, vont en faire une adulte intéressante et allumée avec laquelle j’aurai beaucoup de plaisir à rire des frasques de son enfance.

Je lui souhaite quand même d’avoir une petite fille juste comme elle pour que je puisse prendre ma revanche! Après tout, Cocotte est une soie avec sa grand-mère, ce n’est qu’avec nous qu’elle est insupportable!

Bonne fête ma grande… Je t’aime!

Vive la rentrée!

Quand je suis déménagée à Vancouver, ça faisait 20 ans que je vivais au rythme de l’année scolaire. Tout à coup, j’avais un travail à temps plein, à l’année, et j’allais devoir prendre des vacances, quand bon me semble plutôt que durant les congés scolaires. En plus, je me retrouvais à un endroit où il ne neige pratiquement jamais, où le gazon est toujours vert et où il peut faire 8 degrés Celsius autant en octobre qu’en janvier ou en mars. Il me fallait souvent réfléchir quelque secondes avant de me rappeler la saison ou le moment de l’année en cours. J’étais vraiment dépaysée.

Mais Ti-Loup a commencé l’école l’an dernier, et depuis nous vivons de nouveau au rythme de l’école. Nous devons prendre nos vacances durant les congés scolaires. Nous devons acheter ses fournitures et nous assurer qu’il a des souliers et du linge qui lui font après un été en shorts sport et en sandales. Nous nous sommes remis à préparer des lunchs. Mais après un été mouvementé, je trouve le retour à la routine agréable. Je crois que je deviens vieille: je n’aime plus tellement les surprises et je préfère le train-train quotidien! La vie scolaire, c’est familier.

Mardi, je suis donc allée conduire Ti-Loup à l’école puisqu’il n’y allait que pour une heure trente la première journée.En Colombie-Britannique, les élèves ne sont pas répartis dans les classes avant la fin de la première semaine d’école, qu’ils passent dans leur classe de l’année précédente avec leur ancien professeur. Mais puisque les enseignantes de maternelle doivent accueillir les nouveaux-venus, ceux qui commencent leur première année passent la semaine avec les enseignants spécialistes. Tout le monde se plaint parce qu’ils ne font pas grand-chose, mais apparemment c’est nécessaire pour le classement des élèves. On ne saura donc que demain qui sera dans la classe de Ti-Loup, et en attendant, il a repris la routine et retrouvé ses amis sans problème.

Papa, lui, est allé mardi matin à la prématernelle avec Cocotte. Normalement, c’est sans les parents, mais pour la première semaine, il reste avec elle. Cocotte, qui ne voulait rien savoir, a beaucoup aimé sa première demi-journée (on verra comment ça va aller aujourd’hui pour la deuxième). Notre plus grande crainte demeure le fait qu’elle refuse de faire caca ailleurs que dans sa couche (ou ses culottes), et pour la prématernelle, elle est supposée être propre. Les couches (et culottes d’entraînement) sont interdites, et nous avons décidé de l’envoyer quand même en espérant qu’elle se retiendrait là-bas. On verra!

Voici donc la photo de mes deux grands devant chez nous la première journée d’école… Cocotte ne voulait pas regarder l’appareil alors Papa a utilisé la bonne vieille tactique : “Regarde, Cocotte, du mauve!”. Ça fonctionne à tout coup.

Bonne rentrée!

L’été arrive

Je sais, je sais, je me fais rare. C’est comme ça, ces temps-ci je ne ressens pas le besoin profond d’écrire. Mais bon, je veux quand même vous raconter que l’été est arrivé chez nous et que les enfants ont passé la fin de semaine dehors à jouer avec nos nouvelles voisines. Vraiment, elles sont un cadeau du ciel. Il y a deux jumelles de 5 ans qui entrent en maternelle à l’automne et veulent toujours jouer avec Ti-Loup et qui, même si elles sont loin d’être des anges, sont quand même raisonnablement bien élevées. Et leur aînée, qui aura huit ans cet été, aime jouer à la maman et passe tout son temps à se promener en tenant Cocotte par la main. Elle s’occupe d’elle comme si elle était sa gardienne et je dois maintenant apporter mon livre dehors vu que je n’ai plus vraiment besoin de la surveiller quand son ange gardien est là. En plus, leurs parents sont bien gentils et j’ai beaucoup aimé jaser avec eux. Seul problème: Cocotte se fait trop gâter à avoir de l’attention tout le temps, et dès qu’on est à la maison et que j’essaie de donner de l’attention à Ti-Loup elle se transforme en monstre. Bon, c’était déjà un peu comme ça, mais mettons que ça ne s’améliore pas!

Dimanche, Ti-Loup jouait dehors quand il s’est tout à coup précipité vers moi, les larmes aux yeux. Quand je lui ai demandé ce qu’il y avait, il m’a dit qu’il avait mal et a tenté de se déshabiller pour me montrer sa fesse. Je l’ai amené à l’intérieur pour constater qu’il avait une écharde d’au moins un centimètre de long dans la fesse! Je l’ai enlevée, mais il a fallu son père avec une aiguille pour enlever le petit bout qui restait. Vous auriez dû nous voir, Ti-Loup nu-fesses couché par terre dans le milieu du salon, Papa en train d’essayer d’enlever l’écharde et Cocotte qui tentait de leur marcher dessus pour avoir leur attention. Et moi qui riait comme une folle, bien sûr!

Et je viens de réaliser à quel point l’année scolaire achève. C’est fou, il me semble que Ti-Loup vient d’enter à la maternelle et c’est déjà presque fini. On a suivi notre petite routine quotidienne et les mois ont passé en un clin d’oeil. On a inscrit Ti-Loup à quelques activités pour l’été, dont une semaine de baseball (j’ai hâte de voir s’il va aimer), Cocotte est inscrite à la prématernelle pour l’an prochain (la même où Ti-Loup est allé). On a réservé notre voiture de location pour notre voyage au Québec – j’ai tellement hâte! Bref, le temps passe tellement vite qu’on ne le voit pas faire.

Semaine mouvementée

Comment tout vous raconter en peu de temps?

Vendredi dernier, Ti-Loup a “gradué” de la prématernelle. Je vous raconterai ça plus tard, mais l’appareil-photo a brisé pendant que Papa filmait alors nous n’aurons pas grands souvenirs. Ensuite, on partait camper une nuit, pas trop loin d’ici, pour vérifier que toutes nos choses de camping fonctionnent bien avant un plus long voyage de camping qui s’en vient. Il pleuvait à verse quand on est arrivés vendredi soir, mais heureusement nos amis avaient déjà monté leur tente, où j’ai pu domper les enfants pendant qu’on installait une bâche, puis notre tente, qu’on trouvait les imperméables, etc. Il y a eu une éclaircie juste à temps pour qu’on fasse griller des guimauves au coin du feu, et on n’avait rien oublié d’important. On est donc fin prêts pour le vrai test, qui se fera très loin de la civilisation, à quatre heures de route de chez nous, loin de magasins qui pourraient nous dépanner si on a oublié quelque chose.

Par contre, il a plu averse dans la nuit et on est revenus avec une tente toute mouillée qu’il a fallu accrocher dans la maison pour la faire sécher. Et dans la nuit de dimanche à lundi, une mouffette a arrosé un chien juste sous notre fenêtre. Je ne sais pas si vous avez déjà senti ça d’aussi près, mais pour moi c’était une première et je n’aurais pas cru que c’était si pire. Je ne déteste pas trop l’odeur de moufette un peu dissipée qu’on sent d’habitude, mais ça, c’était vraiment trop! On a dû se relever à 23 h, aérer la maison pendant une heure pour réussir à aller se coucher même si ça puait encore. Mettons que ça a été une petite nuit. En plus, Papa combattait un rhume et après cette nuit-là, le rhume a gagné (momentanément, ne vous en faites pas, il commence déjà à aller mieux).

Mardi, j’arrive au bureau et je me rends compte que mon chandail sent la mouffette. Il était en train de sécher dans la pièce la plus exposée aux odeurs au moment du drame, et comme notre maison sent encore un peu, je ne me suis pas rendu compte avant d’arriver au travail qu’il sentait encore. Heureusement, Papa passait par ici en allant à la bibliothèque et il m’a sauvé en m’apportant un chandail propre. Mais même si j’ai tout relavé depuis, ça sent encore. À peine et pas assez pour que mes collègues me fuient, mais moi je le sens. C’est très agréable!

La nuit dernière, Cocotte s’est réveillée à 4 h du matin. Je l’ai recouchée et elle dormait 5 minutes plus tard, mais moi je n’ai pas réussi à me rendormir.

En plus de tout ça, lundi dernier, j’ai appris qu’à partir du mercredi suivant (deux jours plus tard) je devais me présenter à un autre lieu de travail (heureusement pas loin) parce qu’on m’envoyait en détachement pour six semaines. Par chance, le “nouveau” travail va bien et est intéressant. Mais ça a quand même voulu dire rencontrer de nouveaux collègues, obtenir leur confiance, comprendre le code vestimentaire, la culture du bureau, partager un bureau avec quelqu’un que je ne connais pas (et qui est heureusement tranquille) et commencer plus tard le matin parce que ce bureau ouvre seulement à 8 h 30. Quand même assez stressant.

Cela dit, les choses commencent à s’arranger, je m’habitue aux odeurs de mouffette, le travail va bien, Papa va mieux… Mais c’est pour ça que je n’ai pas eu beaucoup de temps pour vous. Je vous embrasse quand même!

SPV

Mon fils souffre du SPV, vous connaissez? C’est le syndrome post-vacances.

Les symptômes : un comportement inadéquat et dérangeant, des crises de larmes mal à propos, des avertissements de la part des éducatrices à la prématernelle.

Les causes? La grande fatigue du voyage, le relâchement de la discipline parentale durant le voyage et l’impression d’avoir tous les droits causée par la fréquentation, pendant deux semaines, de gens qui l’aiment beaucoup et qui ne le voient qu’une fois par année, et le laissent donc aller un peu plus loin, être un peu plus tannant, et en faire un peu plus que ce qu’ils supporteraient s’ils le voyaient régulièrement, en plus de lui offrir des cadeaux et de lui répéter à tout bout de champ combien il est beau et gentil.

Comprenez bien, je n’en veux pas à mes amis et à ma famille qui ont gâté-pourri mon fils. Premièrement, j’ai une bonne part de blâme (voir les deux premières causes), et puis je suis très contente qu’ils gâtent mon fils une fois par année. Je ne voudrais pas leur enlever cette chance ou les empêcher de lui faire des cadeaux.

Sauf que maintenant on paie pour. Vendredi à la prématernelle Ti-Loup s’est fait avertir trois fois, assez pour que les éducatrices en parlent à Papa après la classe. C’était la première fois en deux ans qu’ils nous parlaient comme ça. Apparemment, il traitait les enfants de toutes sortes de noms. En fin de semaine il a poussé Cocotte plusieurs fois et fait toutes sortes d’autres niaiseries.

Ça va lui passer. Mais comme Papa et moi souffrons aussi du SPV (chez les adultes, les symptômes sont surtout la fatigue intense et l’impatience qui l’accompagne), ça nous met à l’épreuve. Vivement le retour à la normale!