Imagination fertile

Dimanche, je revenais d’une autre petite sortie pour faire des commissions avec Cocotte (Ti-Loup a le rhume et préférait donc rester couché sur le divan à la maison à se plaindre de son mal de tête. Cocotte aussi est malade, mais Ti-Loup, lui, a un rhume d’homme. Je ne pensais pas que ça commençait si jeune, mais à seulement six ans, il est déjà tellement plus malade que sa soeur!). Nous marchions main dans la main sur le trottoir, presque de retour chez nous, quand Cocotte se rend compte qu’elle n’a pas dit un mot depuis au moins trois secondes et elle ne peut pas laisser se perdre une aussi bonne occasion de monopoliser toute mon attention:

- Maman, what are you doing?

Soupir! Elle demande tout le temps ça, à tout le monde, même quand c’est super évident. Ça me tanne un peu alors je réponds souvent quelque chose d’absurde:

- Je me brosse les dents.
- Non! (Cocotte ricane). Non, you’re riding in a auto.
- Ah, bien sûr!
- Oui, you’re riding in a auto and I’m riding on a mauve horse.

Quand le rhume frappe

J’ai appris une chose l’année dernière : avec deux enfants, les risques de maladie ne doublent pas, ils quadruplent. Je ne sais pas pourquoi ni comment, mais c’est comme ça. Remarquez, on a été chanceux, c’est notre premier rhume de l’année. Ça a commencé jeudi dernier. Ti-Loup est parti en pleine forme pour l’école, mais en est revenu avec le nez qui coulait. Vendredi, impossible de l’envoyer à l’école, il s’était transformé en robinet de morve. On se doutait bien que nos chances d’échapper à la tournée générale de microbes étaient bien mince. Et Cocotte a accéléré le phénomène en décidant de boire à la bouteille d’eau de Ti-Loup pendant qu’on avait le dos tourné.

Samedi, par contre, Ti-Loup était beaucoup mieux et dimanche, il était de nouveau en pleine forme. Il est donc retourné à l’école lundi, mais ce jour-là, c’est Cocotte qui a été démolie par le rhume. Elle a très mal dormi lundi soir, se réveillant réguilèrement sans doute à cause de son nez en partie bouché. Elle n’est pas encore tout à fait remise, quoi que ça va quand même beaucoup mieux. Mais mardi, j’ai commencé à ressentir les effets de mon combat contre les microbes de mes enfants. Mercredi, comme je n’avais pas grand chose qui m’attendait au bureau, j’ai décidé de prendre une journée de maladie dans l’espoir qu’en me reposant, je réussirais à gagner le combat.

Malheureusement, ma stratégie n’a pas fonctionné. Je continue de combattre, pas vraiment assez malade pour rester à la maison, mais pas complètement en forme non plus. Ma gorge est irritée. Mon nez coule juste un peu. Et puis Papa a commencé à être malade hier. La boucle est bouclée. Il ne resterait plus qu’à ce que Ti-Loup retombe malade juste quand Papa va commencer à aller mieux.

Malgré tout, j’essaye de trouver les beaux côtés… Par exemple, lundi soir, Cocotte se serait endormie au sein si je l’avais laissée faire. Elle était si épuisée qu’elle voulait juste se coller. C’est tellement rare, j’en ai profité (accélérant du même coup le développement de mon rhume, j’imagine, mais bon, c’est le prix à payer). Mon petit bébé est déjà rendu tellement grand, j’en ai profité pour faire le plein de câlins tout chauds. Et puis hier j’ai pu lire, et faire la sieste. C’est rendu tellement rare que je puisse faire la sieste depuis que Cocotte n’en fait pratiquement plus jamais.

Bref, ce n’est qu’un rhume comme les autres, on va passer à travers (et de plusieurs boîtes de Kleenex aussi).

Et comme dimanche, c’est le premier dimanche de l’avant, ça va être le temps de sortir les décorations et la musique de Noël. De quoi se réjouir à l’avance, non? En tout cas, Ti-Loup pense que oui!

Semaine mouvementée

Comment tout vous raconter en peu de temps?

Vendredi dernier, Ti-Loup a “gradué” de la prématernelle. Je vous raconterai ça plus tard, mais l’appareil-photo a brisé pendant que Papa filmait alors nous n’aurons pas grands souvenirs. Ensuite, on partait camper une nuit, pas trop loin d’ici, pour vérifier que toutes nos choses de camping fonctionnent bien avant un plus long voyage de camping qui s’en vient. Il pleuvait à verse quand on est arrivés vendredi soir, mais heureusement nos amis avaient déjà monté leur tente, où j’ai pu domper les enfants pendant qu’on installait une bâche, puis notre tente, qu’on trouvait les imperméables, etc. Il y a eu une éclaircie juste à temps pour qu’on fasse griller des guimauves au coin du feu, et on n’avait rien oublié d’important. On est donc fin prêts pour le vrai test, qui se fera très loin de la civilisation, à quatre heures de route de chez nous, loin de magasins qui pourraient nous dépanner si on a oublié quelque chose.

Par contre, il a plu averse dans la nuit et on est revenus avec une tente toute mouillée qu’il a fallu accrocher dans la maison pour la faire sécher. Et dans la nuit de dimanche à lundi, une mouffette a arrosé un chien juste sous notre fenêtre. Je ne sais pas si vous avez déjà senti ça d’aussi près, mais pour moi c’était une première et je n’aurais pas cru que c’était si pire. Je ne déteste pas trop l’odeur de moufette un peu dissipée qu’on sent d’habitude, mais ça, c’était vraiment trop! On a dû se relever à 23 h, aérer la maison pendant une heure pour réussir à aller se coucher même si ça puait encore. Mettons que ça a été une petite nuit. En plus, Papa combattait un rhume et après cette nuit-là, le rhume a gagné (momentanément, ne vous en faites pas, il commence déjà à aller mieux).

Mardi, j’arrive au bureau et je me rends compte que mon chandail sent la mouffette. Il était en train de sécher dans la pièce la plus exposée aux odeurs au moment du drame, et comme notre maison sent encore un peu, je ne me suis pas rendu compte avant d’arriver au travail qu’il sentait encore. Heureusement, Papa passait par ici en allant à la bibliothèque et il m’a sauvé en m’apportant un chandail propre. Mais même si j’ai tout relavé depuis, ça sent encore. À peine et pas assez pour que mes collègues me fuient, mais moi je le sens. C’est très agréable!

La nuit dernière, Cocotte s’est réveillée à 4 h du matin. Je l’ai recouchée et elle dormait 5 minutes plus tard, mais moi je n’ai pas réussi à me rendormir.

En plus de tout ça, lundi dernier, j’ai appris qu’à partir du mercredi suivant (deux jours plus tard) je devais me présenter à un autre lieu de travail (heureusement pas loin) parce qu’on m’envoyait en détachement pour six semaines. Par chance, le “nouveau” travail va bien et est intéressant. Mais ça a quand même voulu dire rencontrer de nouveaux collègues, obtenir leur confiance, comprendre le code vestimentaire, la culture du bureau, partager un bureau avec quelqu’un que je ne connais pas (et qui est heureusement tranquille) et commencer plus tard le matin parce que ce bureau ouvre seulement à 8 h 30. Quand même assez stressant.

Cela dit, les choses commencent à s’arranger, je m’habitue aux odeurs de mouffette, le travail va bien, Papa va mieux… Mais c’est pour ça que je n’ai pas eu beaucoup de temps pour vous. Je vous embrasse quand même!

Les nez qui coulent

Cocotte a le nez qui coule depuis hier. Un simple petit rhume qui la fait éternuer constamment et qui lui laisse la goutte bien pendue au bout du nez. Et ce matin, Ti-Loup s’est levé avec le nez bouché et une petite toux. D’ailleurs, quand je l’ai vu éternuer sur sa main (je voyais le fil de morve depuis ma chaise) et que je lui ai demandé d’aller se moucher et se laver les mains, il m’a répondu qu’il n’avait pas besoin de se moucher puisqu’il avait déjà tout reniflé sa morve. Ah, les joies de la maternité!

Un autre petit rhume, donc, rien de bien surprenant dans une famille de deux enfants, rien de gave non plus… mais ça veut dire qu’on ne peut pas aller visiter l’ami de mon fils qui est malade. Introduire un rhume chez un enfant mourant, aussi bien dire le loup dans la bergerie! Il reste à espérer qu’on n’a pas déjà contaminé la famille, puisqu’on a passé quand même un bon moment avec eux vendredi et samedi dernier.

D’après mes recherches non scientifiques sur Internet, les enfants de moins de six ans ont en moyenne un rhume par mois durant l’hiver, et les symptômes peuvent durer jusqu’à 14 jours chaque fois. Mes enfants, qui se passent les microbes avec brio, semblent s’enligner pour respecter ces moyennes et, donc, être malades environ la moitié du temps. Toujours d’après mes recherches non scientifiques, un enfant peut être contagieux 2 ou 3 jours avant l’apparition des symptômes (donc Cocotte était probablement contagieuse samedi), et le demeurer jusqu’à la disparition des symptômes…

Il reste donc à espérer que notre ami sera encore en vie dans deux semaines, lorsque les symptômes auront disparu.