Vive la rentrée!

Quand je suis déménagée à Vancouver, ça faisait 20 ans que je vivais au rythme de l’année scolaire. Tout à coup, j’avais un travail à temps plein, à l’année, et j’allais devoir prendre des vacances, quand bon me semble plutôt que durant les congés scolaires. En plus, je me retrouvais à un endroit où il ne neige pratiquement jamais, où le gazon est toujours vert et où il peut faire 8 degrés Celsius autant en octobre qu’en janvier ou en mars. Il me fallait souvent réfléchir quelque secondes avant de me rappeler la saison ou le moment de l’année en cours. J’étais vraiment dépaysée.

Mais Ti-Loup a commencé l’école l’an dernier, et depuis nous vivons de nouveau au rythme de l’école. Nous devons prendre nos vacances durant les congés scolaires. Nous devons acheter ses fournitures et nous assurer qu’il a des souliers et du linge qui lui font après un été en shorts sport et en sandales. Nous nous sommes remis à préparer des lunchs. Mais après un été mouvementé, je trouve le retour à la routine agréable. Je crois que je deviens vieille: je n’aime plus tellement les surprises et je préfère le train-train quotidien! La vie scolaire, c’est familier.

Mardi, je suis donc allée conduire Ti-Loup à l’école puisqu’il n’y allait que pour une heure trente la première journée.En Colombie-Britannique, les élèves ne sont pas répartis dans les classes avant la fin de la première semaine d’école, qu’ils passent dans leur classe de l’année précédente avec leur ancien professeur. Mais puisque les enseignantes de maternelle doivent accueillir les nouveaux-venus, ceux qui commencent leur première année passent la semaine avec les enseignants spécialistes. Tout le monde se plaint parce qu’ils ne font pas grand-chose, mais apparemment c’est nécessaire pour le classement des élèves. On ne saura donc que demain qui sera dans la classe de Ti-Loup, et en attendant, il a repris la routine et retrouvé ses amis sans problème.

Papa, lui, est allé mardi matin à la prématernelle avec Cocotte. Normalement, c’est sans les parents, mais pour la première semaine, il reste avec elle. Cocotte, qui ne voulait rien savoir, a beaucoup aimé sa première demi-journée (on verra comment ça va aller aujourd’hui pour la deuxième). Notre plus grande crainte demeure le fait qu’elle refuse de faire caca ailleurs que dans sa couche (ou ses culottes), et pour la prématernelle, elle est supposée être propre. Les couches (et culottes d’entraînement) sont interdites, et nous avons décidé de l’envoyer quand même en espérant qu’elle se retiendrait là-bas. On verra!

Voici donc la photo de mes deux grands devant chez nous la première journée d’école… Cocotte ne voulait pas regarder l’appareil alors Papa a utilisé la bonne vieille tactique : “Regarde, Cocotte, du mauve!”. Ça fonctionne à tout coup.

Bonne rentrée!